Au nom de l’intérêt général, il insiste sur un élan de vigilance totale, un sens de patriotisme consolidé et une posture de responsabilité assumée. La crise sécuritaire persistante qui frappe l’Est de la RDC, suite à l’agression rwandaise, pour Germain Kambinga, constitue un danger énorme que chaque congolais devrait, dans une dynamique de mobilisation citoyenne, combattre, avec fermeté. Dans une sorte de tribune, partagée sur compte X, lundi 22 décembre 2025, le Visionnaire du Mouvement Centriste au Congo formule une interpellation poignante, alertant sur le risque de légitimation politique de l’occupation prolongée, par le Rwanda, d’une partie du territoire national. ‘’Acculés par la pression diplomatique croissante exercée par le gouvernement congolais, notamment avec l’appui explicite des États-Unis, de l’Union européenne et de plusieurs partenaires régionaux, les groupes armés affiliés au Rwanda, en particulier l’AFC/M23, ont adapté leur stratégie. Faute de reconnaissance militaire et juridique, ils cherchent désormais à fabriquer une légitimité politique et sociale artificielle, à travers : l’organisation de marches populaires forcées ; la tenue de meetings politiques sous contrainte ; une communication intensive présentant leur administration comme « fonctionnelle » et « acceptée » par les populations locales’’, démontre, dans sa publication, l’Ancien Ministre de l’Industrie. Pour lui, l’objectif, derrière cette stratégie de manipulation des agresseurs, est clair : donner à l’opinion internationale l’image de territoires prétendument désireux de s’autogouverner et hostiles à tout retrait des forces rebelles. Retrouvez, dans les lignes qui suivent, l’intégralité de la réflexion de Germain Kambinga Katomba, Leader du Mouvement politique Le Centre.
Analyse stratégique sur le risque de légitimation d’une autodétermination factice a l’est de la RDC
- Contexte général et rappel des scénarios prospectifs
Il y a quelque temps, nous avions identifié cinq schémas prospectifs susceptibles d’influencer l’avenir de la République démocratique du Congo (RDC). L’un de ces scénarios majeurs concernait le risque de mise en œuvre progressive d’une politique d’« autodétermination » dans les territoires de l’Est du pays occupés de facto par des groupes armés soutenus par le Rwanda, en particulier le mouvement AFC/M23.
Ce scénario, longtemps perçu comme hypothétique, tend aujourd’hui à se matérialiser sous une forme hybride mêlant occupation militaire, manipulation politique et ingénierie de l’opinion publique.
- La stratégie de légitimation politique de l’occupation
Acculés par la pression diplomatique croissante exercée par le gouvernement congolais, notamment avec l’appui explicite des États-Unis, de l’Union européenne et de plusieurs partenaires régionaux, les groupes armés affiliés au Rwanda, en particulier l’AFC/M23, ont adapté leur stratégie. Faute de reconnaissance militaire et juridique, ils cherchent désormais à fabriquer une légitimité politique et sociale artificielle, à travers :
- l’organisation de marches populaires forcées ;
- la tenue de meetings politiques sous contrainte ;
- une communication intensive présentant leur administration comme « fonctionnelle » et « acceptée » par les populations locales.
L’objectif est clair : Donner à l’opinion internationale l’image de territoires prétendument désireux de s’autogouverner et hostiles à tout retrait des forces rebelles. Cette méthode n’est pas nouvelle. Elle a été observée dans d’autres conflits contemporains, notamment :
- en Crimée (2014),
- dans certaines régions du Donbass,
- ou encore dans des contextes de sécession sous occupation militaire documentés par l’ONU.
- Les risques à moyen et long terme pour la souveraineté nationale
Si cette stratégie n’est pas neutralisée à temps, elle peut produire plusieurs effets graves :
1.L’émergence progressive d’un sentiment d’autodétermination chez des populations sous occupation, façonné par la peur, l’habitude et le désespoir ;
2.La reconnaissance implicite de la singularité politique de ces territoires dans certains cercles internationaux ;
3.La normalisation d’une entité politique illégale, prélude à une balkanisation de fait de l’Est de la RDC. Or, le droit international est sans équivoque :
- Toute autodétermination exercée sous occupation militaire étrangère est nulle et non avenue
(Charte des Nations unies, résolution 2625 de l’Assemblée générale).
- Les rapports successifs du Groupe d’experts de l’ONU sur la RDC ont établi le soutien direct du Rwanda au M23, ce qui invalide toute prétention à une initiative « locale » ou « populaire ».
- Responsabilité stratégique de l’État congolais
La RDC souveraine doit impérativement anticiper et rendre inopérante cette stratégie. Ne nous y trompons pas : Le Rwanda et ses supplétifs armés n’ont aucune intention de restituer spontanément à la RDC les territoires occupés par la force. Face à cela, il est indispensable que l’administration congolaise :
- Expose clairement cette stratégie de manipulation ;
- L’explique de manière pédagogique aux partenaires internationaux ;
- Alerte officiellement la communauté internationale sur les risques de légitimation d’une occupation déguisée.
- Mobilisation des populations de l’Est : un enjeu central
Parallèlement, une campagne d’information massive doit être menée à destination des populations vivant dans les territoires occupés.
Il est essentiel de leur rappeler que :
- elles sont avant tout congolaises ;
- leur situation actuelle est le résultat d’une agression extérieure documentée ;
- l’habitude et le désespoir ne doivent pas effacer la conscience nationale. Les populations de l’Est constituent un rempart stratégique contre la balkanisation de la RDC. Elles doivent être éveillées, mobilisées et soutenues, moralement et politiquement. À ce titre, l’attitude de tout patriote congolais vivant sous occupation devrait s’inscrire, toutes proportions gardées, dans la lignée : de la résistance civile observée en France durant l’occupation allemande (1940–1944), c’est-à-dire le refus de la normalisation de l’occupation et le soutien aux autorités légitimes. 6. Repenser la communication de crise et la défense nationale
Les efforts diplomatiques, bien que nécessaires, ne suffisent plus. La RDC doit faire monter en puissance sa communication stratégique, en passant :
- d’un simple marketing institutionnel,
- à une communication politique, patriotique et mobilisatrice, capable de rivaliser avec la propagande adverse. La bataille de l’image et de la perception est aujourd’hui aussi décisive que la bataille militaire. Dans le même temps, il est urgent d’opérer une catharsis nationale concernant nos services de défense et de sécurité. L’organisation d’États généraux de la défense nationale apparaît désormais indispensable afin :
- d’évaluer objectivement les faiblesses structurelles ;
- d’adapter nos dispositifs aux réalités contemporaines de la guerre hybride ;
- de restaurer la confiance nationale.
- Conclusion : Refus catégorique de la balkanisation
Les rebelles cherchent à créer une situation de fait, fondée sur une adhésion populaire factice à leur projet.
Face à cela, la réponse doit être claire, ferme et unifiée :
Non à la balkanisation de la RDC.
Non à la légitimation de l’occupation.
Oui à la souveraineté, à l’unité et à la résistance nationale.
MESSAGE DE VŒUX A SON EXCELLENCE MONSIEUR FELIX ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO, CHEF DE L’ETAT, A L’OCCASION DES FESTIVITES DE NOËL 2025 ET DU NOUVEL AN 2026
À l’occasion des fêtes de Noël 2025 et du nouvel an 2026, le Président du Conseil d’Administration et le Directeur Général de l’Office des Routes ont l’insigne honneur de présenter à Son Excellence Monsieur Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République, Chef de l’État, leurs vœux d’excellence, de santé, de longévité, de paix durable et de lumière divines dans l’accomplissement de sa haute mission.
Au nom de l’ensemble des agents et cadres de l’Office des routes, les deux personnalités saluent la clarté de la Vision nationale réaffirmée par votre Excellence, faisant de l’année 2026, l’année de l’accélération des infrastructures routières pour l’unité et le développement intégral De la RDC.
Dans cette dynamique, l’Office des Routes renouvelle, avec loyauté et patriotisme, son engagement à traduire en actions concrètes les orientations de Votre Excellence, à travers :
La modernisation ambitieuse du réseau routier national et des corridors stratégiques d’intégration ;
- La réduction déterminée des zones d’enclavement, afin de rapprocher les communautés et d’ouvrir les axes économiques ;
- L’amélioration structurelle de la mobilité des populations et de la fluidité du transport des biens ;
- La consolidation du patrimoine routier par un entretien régulier, proactif et conforme aux normes internationales ;
La prise en compte du défi climatique et de la résilience des ouvrages pour protéger les infrastructures face aux intempéries et érosions.
L’Office des Routes exprime également ses vœux d’harmonie et de prospérité :
- Aux Honorables Présidents de l’Assemblée Nationale et du Senat ;
- A la Première Ministre, Cheffe du gouvernement ;
- Aux Membres du Gouvernement de la République ;
- Aux Partenaires techniques et financiers œuvrant aux côtés de la RDC ;
- À l’ensemble du personnel de l’Office des Routes :
- Et au vaillant peuple congolais, artisan infatigable de la reconstruction nationale.
Puisse la paix du Christ, Prince de la lumière, éclairer la Nation en cette période de Noël et que l’année 2026 apporte à notre pays une avancée décisive dans la transformation de ses infrastructures, pour une RDC plus connectée, plus forte et irrésistiblement tournée vers son destin de grandeur.
Qu’à travers votre bravoure, les forces de défense de la République mettent fin à l’agression rwandaise injustement imposée à notre peuple.
Fait à Kinshasa, le 24 DEC 2025
Le Président du Conseil d’administration
Dieudonné TSHINGOMBE
KONGOLO
Le Directeur Général
Prof. Jeanneau KIKANGALA NGOY
