La Commission africaine des Droits de l’homme et des peuples, dans une réflexion parvenue à la rédaction du journal La Prospérité, en matières des élections qui permettent de choisir des dirigeants dans un pays démocratique dans l’objectif d’imaginer des formules pour sortir l’Afrique de sa léthargie actuelle, a affirmé avoir trouvé la formule qui permettrait à un pays, comme le Congo, de se doter des meilleurs élus d’Afrique, voire du monde, à tous les niveaux de gouvernance, local, provincial et national.
En effet, via sa réflexion intitulée « 1960-2023 : Soixante-trois ans de tâtonnements, de servitude involontaire et de descente aux enfers ? », déclinée en 5 points, cette structure a posé le diagnostic de la mauvaise gérance du Congo depuis son indépendance à nos jours. Dans le premier point, ‘’UN DÉMARRAGE CHAOTIQUE’’, l’organisation panafricaine brosse l’historique de l’abandon du principe de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut’’.
Selon cette réflexion, ‘’ Suite au non-respect de cet impératif, les « dégâts » aujourd’hui sont tels que, pour certains analystes, le pays est totalement passé à côté de son destin. Expliquant le fait que ‘’L’absence d’un État effectivement au service de tous les Citoyens et d’une Nation véritablement perçue comme une grande famille, vont sérieusement mettre à mal la cohésion nationale, pourtant indispensable, et créer en outre les conditions propices à toutes sortes de contestations (y compris armées) sur fond de chantage au séparatisme, à la sécession et même à la balkanisation… !’’
Au second point, ‘’ L’IMPASSE ‘’, il est déploré le triste constat que ‘’ Six décennies, (soit exactement trois générations) d’une telle gouvernance au rabais vont finir par façonner un type de Congolais totalement « étranger » à l’idée même de développement.
Son reflexe sera de plus en plus celui du « chacun pour soi » et non celui du travail en équipe, de la mise en commun des efforts ! Sa mentalité sera celle d’éternel assisté et non celle de quelqu’un qui prend conscience d’avoir devant lui un pays à bâtir, de nombreux projets à lancer, un espace à conquérir.
Cette inadéquation entre les multiples besoins à satisfaire et le comportement quelque peu désinvolte des acteurs, va être constaté dès le départ ! Evoquant ce qu’en ont pensé tous les chefs d’Etat que la RDC a connu et qui ont déploré ce mal. Dans le troisième qui est ‘’ NOTRE PROPOSITION’’, du fait du constat de l’inadéquation entre l’impératif du développement et le comportement des acteurs, ayant remarqué que personne n’a encore proposé la formule permettant de résoudre cette équation.
La conviction de cette structure est qu’avant d’entreprendre une quelconque action de développement, il faut commencer par TRANSFORMER LE DANSEUR ET APPLAUDISSEUR ACTUEL EN REVENDICATEUR PERMANENT ET PUGNACE, PRESQUE TOUJOURS INSATISFAIT, avant de proposer sa formule qui est : LA DIVISION DU TRAVAIL CITOYEN.
Au point 4, ‘’ UN NOUVEAU CONGO VOIT LE JOUR’’, une liste de principaux résultats auxquels cette formule permet d’arriver a été proposée, notamment, le premier dont dépendent tous les autres qui est celui de ‘’ transformer en or chaque bulletin de vote, tout en garantissant la participation au vote de tous les Congolais en âge de voter et tout cela, au coût le plus bas possible. En somme, cette formule permet de mettre définitivement fin à l’infériorité organisationnelle de la société congolaise du fait qu’elle rend quasiment impossible l’ascension des médiocres dans les différentes sphères de l’appareil étatique.
Et, ‘’… ériger l’efficacité managériale en règle d’or, qui fera que la pratique du tribalisme, du régionalisme, du népotisme et de toute forme de clientélisme devienne une incongruité’’. abordant la transformation qualitative de l’homme congolais, il a été dit qu’elle ne peut que susciter de nouveaux comportements et de nouvelles exigences au niveau de l’organisation politique, sociale et institutionnelle dont ‘’ La rationalisation du système électoral pour le rendre plus performant en se fondant uniquement sur ce nouveau paradigme qu’est le « DEVOIR DE BIEN ÉLIRE »’’ et la possibilité du développement en tant que fruit d’une croissance optimale et inclusive à même de faire du Congo un pays émergent en moins de 20 ans avec un peuple désormais constitué d’une « armée » de « bâtisseurs, d’entrepreneurs et de conquérants ».
Dans le 5e point qui est la ‘’ CONCLUSION’’, indexant le problème sérieux de la RDC depuis son indépendance qui est sa gestion suite à l’absence d’un ensemble de mécanismes rigoureux et efficaces pour sélectionner, contrôler et sanctionner ceux qui, par définition, sont de simples mandataires, le document affirme qu’ IL FAUT IMAGINER DES FORMULES NOUVELLES en matière électorale pour sortir l’Afrique de sa léthargie actuelle, mettant un accent particulier sur l’élection dans la mesure où elle est au cœur de cette problématique de dévolution du pouvoir d’État, ainsi qu’il avait été mis en évidence en mai 2002, lors du séminaire d’évaluation des processus électoraux en Afrique organisé par la Commission africaine des Droits de l’homme et des peuples. La seule recommandation basée sur l’interpellation au bon sens : ‘’ EN MATIÈRE ÉLECTORALE, NOUS DEVONS TOUT RECOMMENCER. Ce qui pourra profiter à la RDC seulement pour des échéances électorales à venir, hormis celles du 20 décembre 2023.
Samy Bosongo