La guerre que subit la République Démocratique du Congo dans sa partie orientale, particulièrement à Goma et ses environs, a pris une allure plus que jamais préoccupante ces derniers jours. Attaquée directement par l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23, la RDC, à travers ses vaillants éléments des FARDC soutenus par les volontaires patriotes ‘‘Wazalendo’’, se tient en position défensive afin de sécuriser les frontières nationales telles qu’établies depuis l’époque coloniale.
La résistance trouvée sur terrain a poussé ces terroristes du M23 ainsi que leur parrain de l’armée rwandaise à piller certains établissements et certaines institutions publiques. Le cas du Secrétariat Exécutif Provincial (SEP) ainsi que les entrepôts de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), situés dans la capitale régionale du Nord-Kivu, qui ont été pillés par l’armée rwandaise et leurs supplétifs du M23 les 28 et 29 janvier 2025. C’est ce qu’a fait savoir Madame Patricia Nseya, Rapporteure de cette institution d’appui à la démocratie, dans un communiqué signé et rendu public le 30 janvier dernier.
Dans ce communiqué de la CENI, il est mentionné avec grand soin tout ce qui a été emporté par l’armée rwandaise et ses collaborateurs du M23 ainsi que leur destination.
«Ces éléments ont emporté vers le Rwanda des véhicules, des motos – usagées et neuves – ainsi que des kits électoraux de la CENI stockés à Goma », mentionne la Rapporteure.
Outre les matériels de bureau et roulants emportés, ces terroristes et ennemis de la paix ont pris en otage quelques agents du SEP de la CENI du Nord-Kivu. Un comportement barbare et très déplorable que nul congolais, où qu’il se trouve, ne peut que condamner et exiger ainsi leur libération immédiate et sans condition.
Cette prise d’otages vient infecter cette plaie qui ceigne depuis plus de trois décennies au fond des cœurs de tout un peuple qui est resté en proie à l’ennemi voisin. L’agresseur ne s’est pas privé le droit de poser ces actes inhumains qui éloignent toutes ces personnes de leurs familles respectives et de leur milieu naturel.
La CENI condamne avec la dernière énergie ces actes perpétrés et prend à témoin les autorités nationales et la communauté internationale face à ces pertes du matériel destinés aux opérations électorales.
Par ailleurs, elle exige la libération immédiate de ses agents.
César Nkangulu
