L’opposant congolais Moïse Katumbi, candidat à la présidentielle du 20 décembre en République démocratique du Congo, a rassemblé des milliers de ses partisans à Kinshasa, samedi 9 décembre 2023, dans un meeting où il a mis en avant son message de changement et de lutte contre la fraude électorale. Pour ce faire, il a interpellé le peuple congolais sur la prise de conscience, sur l’éveil et la vigilance pendant cette période électorale.
Accompagné de la foule et de tous ses quatre alliés, le candidat numéro 3, tout de blanc vêtu et coiffé d’un chapeau bleu, a parcouru une dizaine de kilomètres de l’aéroport international de N’djili jusqu’au lieu du meeting, place Sainte-Thérèse. Une démonstration de force pour ses partisans mobilisés qui avaient porté des tee-shirts et qui arboraient des drapeaux à l’effigie de leur candidat.
D’entrée de jeu, Moïse Katumbi a réitéré ses précédents discours durant cette campagne électorale. Le candidat numéro 3 a critiqué la gouvernance du président sortant de la RDC, qu’il juge « chaotique » sur fond de scandales de corruption et des promesses non tenues. Il a aussi dénoncé la persistance de l’insécurité dans plusieurs communes de la ville de Kinshasa et dans l’ensemble du pays, la famine ainsi que la dépréciation du franc congolais. Pour lui, les problèmes de pénurie d’électricité et d’eau potable, auxquels sont confrontés les habitants de Kinshasa doivent prendre fin.
Sur le podium, Moïse Katumbi harangue la foule en adressant des questions au sujet de Félix Tshisekedi : « Est-ce qu’il a fait baisser le prix de la farine, du sac du riz, du carton de poulet ? A-t-il fait baisser le taux de change du dollar ? Vous a-t-il construit le métro promis à Kinshasa ? A-t-il créé des emplois ? Que de fausses promesses pendant cinq ans. C’est fini. Le 20 décembre, nous devons le chasser du pouvoir. Je suis Moïse, j’ai reçu de la part de Dieu la mission de sauver le pays», affirme-t-il. Tout en appelant la population congolaise à la surveillance électorale, à ne pas quitter les bureaux de vote jusqu’à l’affiche des résultats pour éviter d’éventuelles fraudes.
Par ailleurs, le président du parti Ensemble pour la République promet de réduire le train de vie des institutions politiques, en commençant par la présidence. Il a également promis de supprimer le bureau de la première dame et de renoncer à son salaire ainsi que de réduire les émoluments des députés, un sujet qui suscite des polémiques depuis un an, une fois qu’il parvient à remporter cette présidentielle. Il en a promis aussi de revêtir Kinshasa d’une nouvelle robe, en construisant des infrastructures modernes. « La capitale ne peut pas être comme ça, je ferai de Kinshasa la meilleure ville de l’Afrique. Je vais construire des routes. Je vais créer des emplois pour les jeunes. Vous aurez des bourses d’études », a-t-il promis.
La Pros.
