La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) du Kwilu a lancé un cri d’alarme face aux répercussions dévastatrices du phénomène Mobondo dans la région du Grand Bandundu. Emilienne Owele, coordonnatrice provinciale de la CNDH, a exprimé sa profonde préoccupation lors d’une interview accordée à Radio Okapi, mettant en lumière les souffrances endurées par les femmes et les enfants, victimes de cette crise socio-économique et sécuritaire.
Le phénomène Mobondo, caractérisé par des actes de violence et des troubles sociaux, a entraîné une crise alimentaire aiguë et la présence alarmante d’enfants non accompagnés, dont les parents ont été emportés par cette vague de violence. Les femmes, pilier central des familles et des communautés, se retrouvent confrontées à des défis insurmontables, luttant pour la survie dans un contexte de famine et d’insécurité.
Face à cette situation critique, Emilienne Owele condamne fermement le phénomène Mobondo et appelle les autorités compétentes à prendre des mesures immédiates. « Nous assistons à des scènes bouleversantes, des enfants privés de leurs parents, des femmes plongées dans le désarroi. Il est impératif que nous agissions pour mettre fin à ce fléau qui sévit au Kwango, au Kwilu et au Maï-Ndombe, » a-t-elle déclaré.
Une solidarité nécessaire pour le Grand Bandundu
La CNDH, en ce mois dédié à la femme, souligne l’urgence d’une solidarité nationale et internationale pour venir en aide aux populations touchées. L’organisation appelle à une mobilisation générale pour restaurer la paix et la stabilité dans la région, assurer la protection des droits de l’homme et offrir un avenir meilleur aux enfants et aux femmes du Grand Bandundu.
La situation au Kwilu n’est pas seulement un appel à l’action pour les autorités, mais aussi un rappel poignant de la fragilité de la paix sociale et de la nécessité de préserver la dignité humaine face aux crises. La réponse à cette tragédie sera un test décisif pour la résilience et l’humanité de la RDC.
Célestin Lubo
