Chaudes empoignades dans la course pour le bureau de l’Assemblée nationale. Si un certain consensus se dégage sur la personne de Vital Kamerhe au perchoir, c’est la confusion pour les six postes restants. Une partie des leaders de l’Union sacrée refuse d’endosser le ticket publié sur la toile. Sur cette liste, l’on retrouve le nom du fils de Bahati Lukwebo, Serge Bahati Maygende au poste de rapporteur et celui de la jeune sœur de Jean-Pierre Bemba, Caroline Bemba Wale au poste de questeur adjoint. Christophe Mboso à la deuxième vice-présidence.
Et pourtant, d’autres sociétaires de la plateforme présidentielle confirment bien l’existence de ce ticket de l’Union sacrée. C’est alors qu’on apprend le dépôt de candidature de Mbusa Nyamwisi à la 2ème vice-présidence en concurrence avec Mboso. Cet élu de Butembo postule sous la bannière du regroupement politique PEP-QAAAP de l’Union sacrée que dirige Tony Kanku Shiku.
L’Union sacrée se trouve désormais à la croisée des chemins entre le diktat du présidium ou la rébellion. Visiblement, le navire tangue dans les eaux troubles où chaque partie cherche à se positionner sur le nouvel échiquier du deuxième quinquennat de Félix Tshisekedi. Les frondeurs évalués à près de 214 députés tiennent le présidium au collet. Ils s’opposent à cette décision unilatérale et basée sur le népotisme.
Même scenario dans l’opposition qui doit gérer le poste lui réservé de rapporteur adjoint. Deux prétendants pour le même poste. Il s’agit de Mme Dominique Munongo du parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi et Constant Mutamba de la Dynamique progressiste (DYPRO).
Le camp de Katumbi appelle Constant Mutamba à respecter le règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Tandis que le leader de la DYPRO soutient qu’il bénéficie du soutien de plus de 300 députés nationaux. Il a accepté de compétir au sein du bureau définitif par refus de consensus au sein de l’Opposition entre essentiellement Ensemble pour la République et DYPRO.
Finalement, il reviendra à la plénière qui est souveraine de départager samedi 18 mai prochain la DYPRO et Ensemble pour la République. Il sied de noter que le regroupement de Mutamba n’a que 2 députés contre les 29 de l’Ensemble de Katumbi. C’est dans cette configuration conflictogène que l’Opposition devra se mettre d’accord pour désigner le porte-parole de l’opposition à l’Assemblée nationale.
La population assiste impuissante à cette bousculade autour du gâteau. Les révélations du Cardinal Ambongo sur cette classe politique qui se bat pour ses propres intérêts, tendent à se confirmer. C’est comme si on prend les mêmes et on recommence pour se remplir les tripes.
La Pros.