Le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a tenu une grande conférence de presse, le mercredi 06 mai 2026, au chapiteau de la Cité de l’Union Africaine. C’était devant un parterre de journalistes de la presse nationale et internationale ainsi qu’en présence des membres du Gouvernement central.
Et cette sortie médiatique du Chef de l’Etat continue à susciter des réactions diverses dans la classe politique congolaise. C’est dans ce cadre que nous avons interrogé le Professeur André Mulumba Kabasukutusua, professeur à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de l’Université de Kinshasa, qui dit « apprécier à sa juste valeur cette conférence de presse et félicite le Président de la République pour avoir fixé l’opinion nationale et internationale sur certains axes majeurs relatifs notamment à l’insécurité dans l’Est de la RDC, à la Diplomatie, à l’économie et à l’éventuel changement de la constitution », a-t-il indiqué. Et il s’est également prononcé sur la problématique du changement constitutionnel, qui défraie l’actualité politique, aujourd’hui en RDC, et qui a également été abordé par le premier citoyen congolais, lors de son face à face avec la presse. Au sujet des réactions hostiles des opposants politiques et celles des pantins de l’AFC/M23 à cette sortie médiatique du Chef de l’État, l’analyste politique André Mulumba, en bon démocrate, leur reconnait le droit de s’exprimer sur les questions d’intérêt national. « Je pense que nous sommes en démocratie, et chaque congolais, chaque homme politique est libre d’émettre un point de vue sur une question d’actualité (comme celle relative à la Constitution) qui touche non seulement au bon fonctionnement de la société congolaise et aux institutions de la République, mais aussi et surtout à la survie même de notre souveraineté », a-t-il soutenu, tout en regardant sévèrement tous les détracteurs du Chef de l’État dont il qualifie les réactions d’émotionnelles.
«Pour ma part, je considère que les réactions des opposants, ce sont des réactions émotionnelles, dans la mesure où nous savons tous pertinemment bien que notre Constitution n’est pas une Constitution congolaise car elle a été rédigée et taillée sur mesure par les étrangers. Par ailleurs, ce texte constitutionnel dispose de pas mal de dispositions qu’il va falloir absolument changer pour mieux protéger l’intégrité territoriale de notre pays. Bref, je souhaite que cette constitution soit changée mais que cela se passe par la voie référendaire », a martelé cet acteur socio-politique, qui estime que ce n’est pas le Président Félix Tshisekedi qui sollicite le changement constitutionnel mais c’est plutôt le Peuple congolais qui en fait la demande. Enfin, l’analyste André Mulumba a saisi cette occasion pour fustiger le comportement de certains compatriotes, qui abusent de leur liberté d’expression, via les réseaux sociaux, pour debiter des propos injurieux et diffamatoires contre le Chef de l’État et certains animateurs des institutions de la République. C’est pourquoi il se félicite de l’injonction faite par le Ministre national de la Justice au Parquet afin d’ouvrir une action judiciaire contre les auteurs de ces infractions relevant du Code numérique.
« Je salue cette initiative du Ministre de la justice et Garde des sceaux et j’encourage tous les autres services de l’État de se mobiliser, pour traquer tous ces délinquants, qui profèrent des propos injurieux à l’endroit de la Haute Autorité du pays et des animateurs des institutions de la République. Qu’on l’aime ou pas, tout citoyen digne de ce nom doit du respect et de la considération au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et il est inacceptable que l’on tienne impunément des propos exécrables à son endroit », a martelé le Prof André Mulumba, qui en appelle à un changement radical des mentalités, pour remettre sur le droit chemin tous ceux dont l’éducation laisse à désirer. Il en va de la préservation de l’image de marque des institutions de la République et de leurs animateurs.
JR Mokolo
