Vendredi 31 mai 2024, dans la matinée, l’esplanade du Palais du peuple était le théâtre d’une manifestation d’ampleur initiée par l’Association des Femmes Journalistes de la Presse Ecrite (ACOFEPE), en collaboration avec le Groupe de Presse La Référence Plus. Il était question, pour ces deux importantes organisations, d’attirer l’attention des autorités du pays, des structures de défense des droits de l’homme et du public en général sur un plaidoyer poignant qui met en évidence la nécessité, pour les dirigeants actuels, de reconnaitre les journalistes arrachés brutalement à la vie, vingt-deux au total, en plein exercice de leur profession, comme des Martyrs ou héros de la liberté de la presse en RD. Congo.
En début de cette manifestation, des professionnels des médias ayant répondu à l’appel se sont recueillis, à tour de rôle, devant les photos de 22 confrères assassinés entre 1994 et 2021.
Jasbey-Kamil Zegbia Wembulu, Secrétaire Général de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), s’est indigné contre l’impunité dont jouissent les auteurs de ces crimes et demande que justice soit rendue aux victimes. « Le fait de reconnaitre la mémoire de ces journalistes assassinés dans l’exercice de leurs métiers, ce serait une façon de montrer que la RDC entre vraiment dans les pays de grande démocratie », selon lui. Par la suite, il a rappelé que la liberté de la presse est la mère de toutes les libertés dans le monde et a sonné le tocsin, à l’attention du Président de la République, en vue de la reconnaissance du travail de ces 22 journalistes assassinés. Présent lors de la manifestation, l’Editeur du Groupe de Presse La Reference Plus, André IPAKALA, a fustigé la mort l’assassinat de 22 journalistes à l’espace de 27 ans, qui représente un acte répréhensible et une entrave au droit de liberté de presse : « Faire taire 22 journalistes c’est un crime grave pour la liberté de la presse, car c’est priver les gens de leurs droit d’expression », a-t-il martelé.
Enfin, Grâce Israella Mambu Kangundu Ngyke, Journaliste et Présidente de l’Association Congolaise des Femmes Journalistes de la Presse Ecrite, troisième fille du couple Journaliste Franck NGYKE KANGUNDU et Mme Hélène Mpaka, tous deux ignoblement assassinés dans la soirée du 02 au 03 novembre 2005 près de la résidence familiale, a appelé à la cessation des violences contre les professionnels des médias qui, a-t-elle insisté, doivent jouir d’une liberté de presse sans faille pour effectuer un travail de qualité.
Nalvy Mpata
