C’est ce qui ressort de sa déclaration parvenue à notre organe de presse. Avocat profession, commissaire du peuple, Conseiller de la République, Sénateur, Ancien Vice-Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité du Territoire, Ancien vice-Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, dignitaire d’Etat pour être chevalier de l’Ordre national du Léopard, Président du parti DP-RDC et écrivain auteur du « Pouvoir constituant en RDC de 1960 à nos jours, Lumuna Ndubu défend avec brio sa thèse et s’en explique.
DE L’ORIGINE JURIDIQUE DE LA PEINE DE MORT
La peine de mort trouve son origine dans l’article 44/45 du code Pénal livre 2 de notre pays qui stipule que l’assassinat est puni de la peine de mort. Le même code définit l’assassinat comme un meurtre commis avec préméditation, c’est-à-dire un acte conçu, réfléchi et causé volontairement ayant pour but ultime de mettre fin à la vie d’autrui, à l’existence d’une autre personne sur la terre des hommes.
Et la peine de mort apparait ici comme un châtiment suprême une punition infligée à un criminel auteur d’un assassinat.
DEBUT ET DES EFFETS DE LA PEINE DE MORT
En consacrant la peine de mort contre l’assassinat, le législateur congolais à l’instar de ses collègues des autres Etats a voulu protéger la vie de la grande majorité de la population des congolais et des étrangers ayant choisi notre pays comme leur seconde patrie contre les atteintes à leur vie par des criminels.
Le législateur congolais a rencontré de la sorte le principe universel selon lequel « SALUS POPULI PRIMA LEX ». Le salut du peuple est la loi suprême.
Il s’agit d’une sanction étatique à l’encontre du criminel, d’une personne inadaptable à la vie sociétaire comme dirait Darwin et qui constitue au contraire un danger public permanent, de l’insécurité, une menace permanente à la tranquillité, à la paix et à la sécurité sociale.
Quant aux effets, la peine de mort a des effets à la fois répréhensifs et préventifs.
Les effets répressifs consistent à infliger à l’auteur une peine proportionnelle sinon identifié qu’à celle qu’il a causée à sa victime. C’est comme qui dirait « Qui tue par l’épée ».
L’effet préventif consiste d’une part à éviter la récidive du même crime par le délinquant devenu professionnel, d’autre part la tentative par les délinquants latents, qui trouveraient en lui, un exemple ou modèle à suivre.
DE L’ARTICLE 16 ALINEAS 1 ET 2 DE LA CONSTITUTION RELATIVE A LA VIE ET A LINTEGRITE PHYSIQUE.
L’article 16 alinéas 1 et 2 de notre constitution stipule ce qui suit :
La personne humaine est sacrée. L’Etat a l’obligation de la respecter et de la protéger.
Toute personne a droit à la vie, à intégrité physique ainsi qu’au libre développement de sa personnalité dans le respect de la loi, de l’ordre public, du droit d’autrui et de bonnes mœurs. Autrement dit dans notre pays la RDC, comme dans le bien d’autres Etats, il est interdit à un homme ou une femme de tuer son semblable.
DE L’INOPPORTUNITE D’ABOLIR LA PEINE DE MORT
En droit pénal comparé (Italie), France, Angleterre) il a été constaté que là où il y avait adoucissement des peines dont celle de mort, la criminalité s’était accrue considérément tandis que ce fut le contraire là où les peines étaient aggravées ou maintenues par des lois sévères allant jusqu’à l’exécution effective de la peine de mort par fusillade (militaire), pendaison ou chaise électrique. (USA).
Depuis son accession à l’indépendance et à la souveraineté nationale le30/06/1960 notre pays n’a pas connu la paix et la sécurité durables.
Il a vécu par contre des rebellions, guerres fratricides, guerres d’agression, tueries, assassinats innombrables, nappings, meurtres, criminalités urbaines, vol à main armée, viol des femmes, escroqueries, détournements monstres.
Bref de l’insécurité permanente et généralisée.
Il a fallu et il faut prendre des lois sévères et des sanctions suivies d’exécution effectives pour décourager les criminels et protéger en contrepartie les populations. Raisons pour lesquelles l’Etat congolais a créé l’Armée, la police, les services de l’ordre et de sécurité.
A contrario, abolir la peine de mort ou adoucir les peines en général serait ajouter le mal au mal et aller de la sorte de mal en pis en matière de législation pénale. Il deviendrait un Etat démissionnaire, irresponsable, co-criminel ou c-coupable.
Car dans ce cas, le criminel n’aurait rien à craindre en conséquence de son infraction de la violation de la loi.
DE L’OBSERVATION SUR LE PLAN DE LA FOI EN DIEU
Au plan de la foi en Dieu, la mort est le salaire du péché originel, le châtiment gravissime. Jésus-Christ l’a subi pour sauver les hommes, les racheter de leur péché originel, commis par Adam et Eve.
La crainte de l’Eternel est le commencement de la sagesse dit la Bible.
C’est la crainte ou le spectre de l’Enfer qui oblige les chrétiens à respecter les commandements de Dieu.
De ce qui précède, Lumuna Ndubu pense que la RDC n’a aucun intérêt à abolir la peine de mort. Il doit s’atteler aux actions susceptibles de développement intégral du pays au lieu de s’aventurer vainement à abolir la peine de mort.
Car quelques soient leurs natures, les crimes ne profitent pas au peuple congolais, mais aux criminels.
La Pros.