Au cours d’une cérémonie tenue samedi 4 novembre dernier à Kinshasa capitale de la RDC, le Président Félix Tshisekedi, a procédé au lancement officiel de la campagne de vulgarisation de la loi organique n°22/03 du 03 mai 2022 portant protection et promotion de la personne vivant avec handicap (PVH). Cette nouvelle loi organique offre plusieurs avantages socioprofessionnels qui renforcent la valorisation et la transformation sociale de cette catégorie de personnes.
D’entrée de jeu, le Président de la République s’est félicité des avancées palpables dans le secteur du handicap, quatre ans après la nomination d’une Ministre déléguée en charge des PVH et autres personnes vulnérables. Il a notamment relevé l’adoption et la promulgation de la loi organique n°22/03 et la mise en place d’un Secrétariat général rattaché au ministère chargé des PVH et autres personnes vulnérables.
«La question de l’inclusion sociale des personnes vivant avec handicap et de toute autre personne marginalisée a, de tout temps, constitué un sujet de la plus grande importance pour ma personne. Cette question, qui concourt à la consolidation de la cohésion sociale à travers le respect du principe de l’égalité des chances dévolues à chaque citoyen au regard de la loi, s’est muée en l’une des priorités de mon quinquennat », a-t-il dit, avant toutefois de signaler que sa vision s’est concrétisée à travers deux axes essentiels, à savoir la dotation à la République d’une loi organique portant protection et promotion des personnes vivant avec handicap, et la création à ce jour d’une école des métiers spécifiques à cette catégorie vulnérable.
A l’en croire, ladite loi contient l’application obligatoire du principe de représentativité des PVH dans les institutions du pays, avec notamment un quota de 5 % dans le recrutement à la Fonction publique et 3 % dans le secteur privé, la mise en place d’un fonds national d’appui à l’accessibilité et à l’autonomisation des PVH devant bénéficier des subventions de l’Etat, des partenaires et des sources innovantes. Cette nouvelle loi organique innove, avec l’instauration de l’obligation d’assurer l’accessibilité des PVH dans les infrastructures publiques, de celles ouvertes au public, ainsi que l’obligation de l’accès à la formation et à la communication pour les aveugles et les sourds muets, à travers le service d’interprétation en langue des signes et de l’écriture Braille.
Elle prévoit également la création d’une médaille de vaillance pour la patrie, en faveur des militaires et des policiers frappés d’un handicap physique ou mental suite à leur engagement pour la défense de l’intégrité territoriale.
Pour sa part, Mme Irène Esambo, Ministre déléguée en charge des PVH et autres personnes vulnérables, a rappelé que c’est depuis 2006 que la Constitution du pays avait préconisé l’élaboration de la loi portant protection et promotion des PVH qui composent 13% de la population générale. « La décision finale a été rendue possible 16 ans plus tard grâce à votre détermination et interpellation maintes fois faite aux différentes institutions dont le Parlement », a-t-elle déclaré.
Ensuite, elle a fait valoir l’inclusion de la donne handicap dans le processus électoral en cours en RDC, qui s’est concrétisée par la production d’un glossaire électoral de la langue des signes et la mise en place d’un cadre de concertation entre la Commission électorale nationale indépendante et les PVH: « Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, la centrale électorale fait des efforts pour inclure la donne handicap dans le processus électoral. La production du Glossaire électoral de la langue des signes et la mise en place d’un cadre de concertation entre la Céni et les personnes avec handicap sont des signes qui attestent de cette inclusion », a-t-elle signifié.
Ronsard Malumalu
