Les poids lourds de l’opposition congolaise signent leur premier come-back à cette entame du 2ème quinquennat de Félix Tshisekedi. Il s’agit de représentants de Joseph Kabila, Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Denis Mukwege, Matata Ponyo et Delly Sesanga. Cette unicité de l’opposition se fait autour des délégués de différents leaders.
Pourquoi ne pas chercher une rencontre entre les différents patrons des partis d’opposition pour impacter véritablement sur la suite des évènements ? Une démonstration qui permettrait de booster les partisans de l’opposition à la base qui doutent encore de voir leurs leaders dans la carapace d’opposants.
Entretemps, Joseph Kabila demeure le plus énigmatique même auprès des cadres de sa propre plateforme. L’associer dans une telle initiative d’opposition, c’est prendre des vessies pour des lanternes. Mama Olive qui tente, tant soit peu, d’apporter son soutien au FCC, reste l’épouse d’un ancien Président de la République à qui il faut garantir un minimum de sécurité.
Moïse Katumbi est le seul leader d’opposition dans les institutions. Il est obligé de convoler avec les autres partis d’opposition pour barrer toute tentative de modification de la Constitution. Mais, le chairman de Ensemble pour la République ne saurait pas non plus être présent étant donné l’enjeu de nouvelles élections américaines.
La passation du pouvoir entre Joe Biden et Donald Trump doit intervenir le 20 janvier prochain. Mais avant, il faut chercher à percer le voile en cherchant à pénétrer le cercle du nouveau pouvoir américain. Cette tâche est plus aisée quand on est au pouvoir que dans l’opposition.
Quant à Denis Mukwege, il préfère s’occuper de ses patients à Panzi qui a connu dernièrement une pénurie de vaccins contre Mpox. De cette façon, son secrétaire dispose du pouvoir plénipotentiaire. Cependant, Martin Fayulu doit retrouver à ses côtés Emmanuel Shadary qu’il accuse d’avoir œuvré pour lui voler sa victoire de 2018. Président élu et commandant du peuple, comment l’associer à une telle entreprise de ce front inédit d’opposition sans heurter le protocole ?
Ce nouveau front d’opposition peut encore compter sur différents délégués des partis avant que l’horizon politique ne s’éclaircisse. C’est vrai que des nuages couvent encore le ciel de ce nouveau front au regard des antécédents que chacun draine.
Qu’à cela ne tienne, l’opposition est unanime pour dire non à l’idée de changer ou de réviser la constitution avant d’expliquer qu’aucune disposition de la loi mère n’empêche le Président de la République de multiplier les actions pour le bien-être de la population congolaise et la sécurisation du pays.
La Pros.