Comme lors du dialogue intercongolais de Sun City, les chancelleries internationales, de nouveau, à la manœuvre sur la reprise des pourparlers entre la République démocratique du Congo et le Rwanda en Angola. Au Menu : un plan de paix pour l’Est de la RDC en proie à l’insécurité depuis près de trois décennies. La présence du Secrétaire Général adjoint des Nations Unies en charge des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, arrivé depuis dimanche 15 septembre dernier à Kinshasa, n’est nullement un hasard.
Il est prévu des entretiens de haut niveau notamment, avec le Président de la République, le Speaker de l’Assemblée nationale, la Première ministre, la Ministre des Affaires étrangères et cheffe de la délégation congolaise aux pourparlers de Luanda, les acteurs politiques ainsi que les différents leaders des mouvements sociaux. Après cette étape de Kinshasa, l’adjoint de Guterres devra se rendre à l’Est de la RDC afin de se rendre compte du calvaire imposé aux congolais par ces agressions récurrentes de ses voisins de l’Est.
Une rencontre est également prévue, pour ce faire, avec les responsables de la mission de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SAMIDRC) en RDC. Jean-Pierre LaCroix se penchera, par ailleurs, sur le soutien de la MONUSCO aux initiatives régionales en vue d’une coopération régionale pour restaurer la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs.
Cette mission des Nations Unies qui a achevé son désengagement au Sud-Kivu, devra s’assurer pour le Nord-Kivu que l’autorité de l’Etat a été rétablie dans la partie sous occupation étrangère.
C’est l’occasion pour LaCroix de réitérer à la partie congolaise l’attachement de l’ONU à la médiation angolaise pour la résolution du conflit à l’Est de la RDC. Le quatrième round de ces pourparlers de Luanda, intervient après la rencontre entre les chefs congolais et rwandais des services de renseignement et une délégation du M23.
La Communauté Internationale semble se lasser de cette insécurité à l’Est de la RDC. Elle semble désormais contraindre les différentes parties à parvenir à une solution négociée. Il n’est donc pas exclu que la visite annoncée du Président américain Joe Biden à Luanda, s’inscrive également dans la droite ligne de la paix en RDC.
Cependant, un huis clos a été décrété sur ces travaux de la Capitale angolaise pour permettre le déroulement des travaux en toute sérénité. La preuve de la pression de la Communauté Internationale sur les différentes parties. Tout tournerait autour du retrait des RDF du Rwanda, principal appui au M23 et de la neutralisation des rebelles rwandais des FDLR.
La Pros.