Le ciel est brumeux à l’UDPS où deux ailes se tiennent au collet. Elles affûtent leurs armes pour le contrôle du siège national de 10ème Rue. Ce haut lieu de résistance contre toutes les dictatures en République démocratique Congo, va servir, samedi 7 septembre prochain, d’arène pour des combattants qui se regardent désormais en chiens de faïence.
Le Secrétaire Général intérimaire désigné par la Convention démocratique de l’UDPS, Déo Bizibu, a annoncé qu’il débutera véritablement son mandat dès ledit samedi avant d’inviter son équipe et tous les membres à le rejoindre pour le lancement de son programme d’actions sur six mois.
Pour sa part, le Secrétaire général Augustin Kabuya qui met en garde son ex. adjoint, l’accuse de vouloir déstabiliser le parti présidentiel. En effet, lors de la rencontre du dimanche dernier à la permanence dudit parti avec les cellulaires, les sectionnaires et toutes les autres structures de base, il a révélé que toutes les anciennes figures qui ont quitté l’UDPS tentent un forcing pour signer leur retour en soutenant les frondeurs. Il a ainsi évoqué la nouvelle coalition soutenue par les partisans de Bruno Tshibala, de Bruno Mavungu et de Valentin Mubake.
En réaction, Kabuya promet de faire échec à cette tentative de prise de pouvoir par la force en prévenant : « … nous allons les attendre ici, l’histoire restera gravée » avant de renchérir qu’il est hors de question de permettre l’humiliation.
Entretemps, c’est la surchauffe entre les deux camps. Les deux Secrétaires généraux tiennent en alerte leurs combattants pour la grande bataille du samedi à la permanence du 10ème Rue Limete. Si rien n’est fait pour empêcher ce choc frontal, il y a risque que le sang coule à nouveau.
En attendant, le présidium de l’Union sacrée reste aphone face cette tornade au sein de l’UDPS. Une situation qui doit arranger certains de sociétaires de cette fille aînée de l’opposition en RDC. C’est sûr que ceux qui peuvent encore soutenir Augustin Kabuya au sein de l’Union sacrée se comptent du bout des doigts. Au premier rang, ceux qui estiment floués pour n’avoir pas été suffisamment récompensés après les élections générales du 20 décembre 2023.
L’UDPS se serait taillée la part du lion au détriment de ceux qui ont véritablement mouillé le maillot pour le deuxième quinquennat de Félix Tshisekedi. Toutes ces récriminations prises en compte, il y a risque d’embrasement. L’ordre ne pourra être rétabli que par Félix Tshisekedi en sa qualité de haute autorité de ce parti. Ainsi, «wait and see».
La Pros.