Sous la conduite de son Secrétaire général Tshivis Tshivuadi, Journaliste en danger (JED) a démarré hier, mercredi 26 juin 2024, un atelier important sur les techniques d’enquêtes sur les allégations d’atteintes à la liberté de la presse. Plusieurs professionnels des médias participent aux travaux qui se tiennent, dans une ambiance d’extrême convivialité, dans les installations de Cassiopée, à la Gombe. Concrètement, ce séminaire entend permettre à JED de renforcer son réseau d’alerte pour une bonne défense de l’exercice d’une presse véritablement libre en RD. Congo. Un temps fort marquera la cérémonie de clôture, qui intervient, d’ailleurs, aujourd’hui. Il s’agit de la formalisation de la collaboration entre JED et les participants, dans le cadre, justement, du même réseau d’alerte auquel Tshivis Tshivuadi entend donner un nouveau souffle.
Halte aux atteintes à la liberté de la presse en RDC
«Nous voulons d’abord créer un réseau sur les médias numériques qui va permettre à ce que des cas qui concernent les journalistes soient diffusés le plus possible au niveau de l’opinion parce qu’on a comme l’impression qu’on commence à banaliser les atteintes à la liberté de la presse. Parfois des crimes graves contre les journalistes sont banalisés parce que l’opinion pense que c’est normal d’arrêter un journaliste ou de tuer un journaliste. Nous voulons ensemble avec les participants à cet atelier créer ce réseau qui va faire en sorte que nous puissions porter plus loin la voix de la défense de la liberté de la presse à travers notamment les médias et les réseaux sociaux », a expliqué, brièvement, devant la presse, le Secrétaire général Tshivis Tshivuadi. Il a insisté, par la suite, sur la nécessité, pour les dirigeants du pays, de faire diligence pour la mise en application effective des recommandations des états généraux de la Communication et médias, organisés, il y a plus de deux ans, par le Ministre Patrick Muyaya, le même qui dirige ce secteur, dans le cadre du Gouvernement Suminwa. Selon Tshivis Tshivuadi, ces recommandations définissent non seulement les bornes de l’exercice de la liberté de la presse en République démocratique du Congo, mais aussi prévoient des réformes musclées, dans un contexte où l’on prône la salubrité médiatique.
Vivement la matérialisation de la vision de Félix Tshisekedi !
« Nous sommes allés, il y a deux ans, aux états généraux qui nous ont permis de faire l’état des lieux de la situation des médias et de proposer des recommandations qui puissent permettre que le secteur des médias dans notre pays puisse être renforcé, que la sécurité des journalistes puisse aussi être renforcée et que l’environnement général du travail des journalistes puisse être assaini. Vous savez que ces états généraux ont été présidés par le Président de la République. C’est pour vous dire qu’il avait un engagement politique… Nous avons cru que le nouveau pouvoir était suffisamment déterminé à pouvoir appuyer ce secteur pour que les médias puissent effectivement jouer le rôle de quatrième pouvoir et de chien de garde. Effectivement, il y a eu des recommandations qui demandent la mise en œuvre. On constate simplement que deux ans après, en dehors de la nouvelle loi qui a été publiée par le Président, beaucoup d’autre recommandations n’ont encore connu un début d’exécution. Nous disons que cette volonté exprimée de pouvoir appuyer les médias ne reste pas au niveau des discours. Il faut que cette volonté soit suivie des actes concrets. Parmi ces actes concrets, il y a la mise en œuvre de cette nouvelle loi dans ses dispositions qui permettent que le journaliste ne soit pas arrêté de manière intempestive. On constate qu’en dépit de l’existence de cette nouvelle loi, les journalistes continuent toujours à être arrêtés en violation, justement, des dispositions de la nouvelle loi », a souligné le Secrétaire général de Journaliste en danger…
Gloire Mfemfere