La visite programmée du Président de la République au onze national hier, mercredi 7 février, pour l’étape de demi-finales à Abidjan, n’a plus eu lieu. L’agenda chargé et la succession de certains événements notamment, la situation à l’Est de la RDC, n’ont pas permis au Chef de l’Etat d’assister physiquement à cette rencontre sportive. Cette phase de la Coupe d’Afrique des Nations entre les Léopards de la RDC et les Éléphants de la Côte d’Ivoire, signe le retour des fauves congolais parmi les grandes nations du ballon rond.
La dégradation de la situation sécuritaire demeure au centre de toutes préoccupations. Les joueurs, le cœur serré, ne manquent de rendre hommage à ces populations meurtries de l’Est. Pour la journée d’hier, après le quartier Mugunga, une nouvelle bombe est tombée au quartier Lac Vert à l’ouest de la ville de Goma. Les sources locales confirment que c’est vers 13h qu’il y a eu explosion dans une parcelle vide à l’entrée de l’Université de Goma. À l’en croire, aucun dégât n’a été signalé mais la situation a créé un peu plus de panique au sein de population. Il y a lieu de noter que c’est la deuxième bombe larguée en une journée dans la même ville.
Ces derniers jours, des affrontements ont repris de manière intense entre les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda et les Forces armées de la RDC aux alentours de Goma. Les assaillants tenteraient de s’accaparer de la stratégique cité de Sake. Les combats se sont poursuivis tard dans la soirée d’hier. Les habitants de cette cité ont été contraints d’abandonner leurs maisons pour prendre la direction de Goma.
Entretemps, un communiqué signé hier par le M23 dément son intention de prendre la ville de Goma avant de rappeler qu’il est prêt à se retirer de ses positions avancées si un cessez-le-feu formel, surveillé et un mécanisme de vérification sont mis en place.
En toile de fond de cette démarche, le dialogue politique. Une opportunité recherchée même par l’opposition en vue de la refondation d’un nouveau cadre politique. Kinshasa est resté, cependant, opposé à cette démarche politique avec le M23 qui le considère comme des terroristes et doivent être traité comme tel.
Les pressions des Léopards pour dénoncer le silence de la communauté internationale auront permis à cette dernière de prendre conscience de ce calvaire imposé à ces populations de l’Est par les agresseurs.
La Pros.