C’est déjà le décompte pour la campagne électorale dont la fin intervient le lundi 18 décembre prochain. 5 jours déterminants pour les derniers réglages. Les candidats doivent parer au plus pressé en réajustant les dernières vis de cette campagne. A première vue, le jeu se dessine clairement mieux entre les deux principaux challengers à savoir, le sortant Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi. C’est en ce moment que surgit malheureusement le démon de la violence.
Entretemps, la direction politique du leader de Ensemble pour la République vient d’annoncer la suspension de manière préventive, de la poursuite de sa campagne électorale dans les villes de Kananga et Tshikapa. Cette décision du bureau de Katumbi fait suite aux échauffourées qui ont émaillé son meeting de Moanda faisant plusieurs blessés. Cela, suite aux bousculades causées par les tirs de gaz lacrymogène de la police.
Le chairman de Mazembe éviterait que les actes de violence vécus à Moanda, dans le Kongo Central, ne se reproduisent dans le Kasaï, précisément à Kananga où est arrivé le même jour le candidat n°20, Félix Tshisekedi.
À cette étape de la ville côtière du Kongo central, Moïse Katumbi aurait été victime des jets de pierre alors qu’il se trouvait en plein meeting. Candidat n°3, il a dénoncé ces actes d’une rare barbarie qui auraient été orchestrés par ses adversaires qui sont gagnés par la peur de perdre le pouvoir, avec intention d’en vouloir à sa vie. Il a appelé à une enquête pour que les instigateurs de ces violences soient identifiés, poursuivis et sanctionnés.
Moïse Katumbi est convaincu que seule la surveillance des voix des électeurs peut mettre à mal la fraude électorale. A 7 jours de ces joutes électorales, il se dit prêt et déterminé à aller aux élections du 20 décembre 2023.
Il sied de reconnaitre que c’est la première fois qu’on enregistre des actes de violence d’une telle ampleur au cours de cette campagne électorale. C’est l’occasion pour les pyromanes de sortir de leur tanière pour claironner sur tous les toits qu’il n’y aurait pas élection mercredi 20 décembre prochain. Le fait que la République démocratique du Congo ait saisi officiellement le Conseil de sécurité en mode d’urgence pour solliciter l’appui logistique de la MONUSCO en vue du déploiement du matériel électoral, ne compromet en rien le processus électoral.
De plus en plus, Martin Fayulu et Moïse Katumbi restent convaincus qu’il y aura élections à la date convenue du 20 décembre. Et, entre les deux candidats de l’opposition, tout va se jouer à Kinshasa pour la clôture de leur campagne électorale. Tshisekedi va achever son périple électoral dans l’une de province de la République avant de rentrer dans la capitale pour le vote.
La Pros.