Triste ! C’est le moins que l’on puisse dire de l’incident survenu, tard dans la nuit du mardi 13 mai 2024, au quartier GB, dans la commune de Ngeliema, où un silo de l’entreprise MinoCongo, plein de blé, est tombé, sur une maison voisine, de manière inattendue, causant des pertes en vies humaines et bien d’autres dégâts matériels. Le bilan officiel fait état de trois morts : une femme âgée, un enfant de moins de 10 ans et un ouvrier de l’usine.
Selon les témoignages recueillis sur place, un bruit semblable à celui d’un violent coup de vent a été entendu pendant la nuit. Aux petites heures du matin, les résidents ont découvert deux corps sans vie, positionnés comme si la mère avait tenté de protéger son enfant des décombres. Un autre corps a également été retrouvé à proximité et une personne grièvement blessée a été admise à l’hôpital pour des soins appropriés.
Jusque-là, les causes réelles de cet incident restent inconnues même si d’aucuns font allusion à la vétusté des outils de Minocongo.
Cet évènement tragique soulève des questions sur la sécurité des installations industrielles et leur impact sur les communautés environnantes. Les réactions sont marquées par un mélange de choc, de tristesse et d’inquiétude pour la sécurité des infrastructures dans la ville. Les habitants expriment leur compassion et leur solidarité envers les familles des victimes. Arrivé sur place, le Bourgmestre de la commune de Ngaliema renseigne qu’environs 10 parcelles pourront être évacuées pour l’établissement d’un périmètre de sécurité, afin de bien mener les enquêtes sur cet évènement tragique.
En outre, cette catastrophe a ravivé le souvenir d’autres incidents similaires, renforçant le sentiment d’urgence pour des mesures préventives et une attention accrue aux normes de construction et de maintenance.
Nathan Mundele
