Du haut de la tribune de la salle Panorama du Fleuve Congo hôtel, M. Modeste Shabani président ai de l’Union nationale de la presse congolaise (UNPC), lors de la cérémonie commémorative de la liberté de la presse, a émis le vœu de voir la tenue du congrès de cette corporation permettre à cette instance d’autorégulation de se structurer. Et de plaider : « Nous formulons l’unique recommandation au gouvernement de la RDC, aux partenaires techniques et financiers, aux hommes et femmes de bonnes volontés et des amis de la presse, aidez-nous à organiser le congrès extraordinaire de l’UNPC ».
Comme il est de coutume chaque année, les professionnels des médias et les organisations défendant la liberté de la presse se réunissent pour célébrer la Journée mondiale de la presse, marquant ainsi le combat et la lutte acharnée pour une presse libre et autonome.
Pour ce 3 mai 2024, cette journée a été axée sur le thème : « Bilan et perspective de la réforme du cadre légal de l’exercice de la liberté de la presse en République démocratique du Congo ». Plusieurs invités de marque ont signé leurs présences pour honorer cette manifestation. Il s’agit, entre autres, du Directeur de cabinet du ministre de la communication et Medias, des ambassadeurs, les représentants des organismes, les journalistes …
D’entrée de jeu, M. Shabani a tenu à rappeler, dans son discours, le fondement juridique de la liberté de la presse qui tire sa source dans la déclaration universelle de droit de l’homme en son article 19 : «Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression», a-t-il souligné avant d’ajouter que la RDC, dans sa constitution, garantit ce droit en son article 24 et dans l’ordonnance loi n°23/009 du 13 mars 2023, précisément à l’article 4. Le gouvernement congolais doit respecter la liberté d’expression et doit honorer ces personnes mortes à cause de leur métier en leur rendant justice. «Nos pensées pieuses vont droit à toutes les victimes dont Franck Ngyke pour qui la presse congolaise continue de réclamer justice et réparation».
Par ailleurs, M. Modeste a décrié les conditions dans lesquelles la profession s’exerce, en indiquant que le travail se fait dans un environnement d’intimidation, de peur, de pression et d’autres atteintes à la liberté de la presse, surtout par les politiques.
Pour conclure, l’UNPC via la voix de son président a.i a lancé un appel aux professionnels des médias à considérer cette journée commune comme un moment de réflexion afin d’analyser l’environnement médiatique et d’y déceler les maux qui l’assagit. Il conclut en lançant un appel aux soutiens pour l’organisation du congrès et pour les professionnels des médias au respect du code éthique «code d’honneur» et de travailler dans la crédibilité.
Nehemy Dengba
