Le programme de cantines scolaires a été officiellement lancé le lundi 2 mars 2026 à l’Ecole primaire Kifungu, à Kalemie, chef-lieu de la province du Tanganyika, au sud-est de la République Démocratique du Congo. La cérémonie, présidée par la Première Ministre et Cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa, s’est tenue dans le cadre de la Journée africaine de l’alimentation scolaire, organisée en collaboration avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM). Cet événement affirme l’alimentation scolaire comme un axe concret de l’action gouvernementale, au service de l’éducation, de la protection de l’enfant et de l’équité sociale.
La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs figures clés de l’Exécutif et des autorités provinciales notamment, Raïssa Malu, Ministre d’Etat en charge de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté ; Guylain Nyembo, Ministre d’Etat au Plan ; Roger Kamba, Ministre de la Santé ainsi que Muhindo Nzangi, Ministre de l’Agriculture et Sécurité Alimentaire. Le Gouverneur du Tanganyika, Christian Kitungwa ainsi que des autorités locales ont également pris part à l’activité.
Cette mobilisation traduit une volonté d’inscrire les cantines scolaires dans une dynamique intersectorielle où éducation, santé, planification et agriculture avancent ensemble, avec un objectif commun : mieux apprendre en mangeant mieux.
Dans un contexte où de nombreuses familles font face à la précarité, le repas scolaire apparaît comme un filet social décisif. Le programme vise à assurer une alimentation de qualité pendant les heures de cours, particulièrement au bénéfice des enfants issus de milieux vulnérables.
Il s’agit de lutter contre la faim qui empêche la concentration, cause l’absentéisme, puis l’abandon scolaire. En garantissant un repas, l’école redevient un lieu où l’enfant peut tenir toute la journée, apprendre, se construire et rester dans le circuit éducatif.
Prenant la parole, la Première Ministre Judith Suminwa a campé la portée sociale et politique du programme, en des termes qui résonnent comme une ligne directrice :
« Que ce programme soit un instrument de justice sociale, capable d’opérer les transformations attendues ; qu’il soit la preuve que l’action publique peut changer radicalement l’avenir des citoyens. »
La Journée africaine de l’alimentation scolaire, rappelée en RDC à travers cette cérémonie, met en évidence plusieurs effets attendus d’un repas scolaire équilibré :
– Maintien des élèves à l’école en réduisant l’absentéisme et des abandons,
– Amélioration des performances académiques,
– Renforcement de la santé de l’enfant,
– Stimulation du développement local, grâce à l’option stratégique d’un approvisionnement basé sur des produits locaux.
Sur ce dernier point, le lien avec l’agriculture est central. Il vise à faire fonctionner des cantines à grande échelle afin de devenir un débouché régulier pour les producteurs locaux, tout en favorisant des circuits courts et une économie provinciale plus résiliente.
Au regard de la présence coordonnée des membres du Gouvernement autour de la Première Ministre, l’étape de Kalemie est perçue comme un test grandeur nature et un appel à l’opérationnalisation des cantines scolaires sur l’ensemble du territoire national.
Nathan Mundele
