Un premier groupe de quinze (15) ressortissants étrangers, expulsés des États-Unis, est arrivé le vendredi, 17 avril dernier à Kinshasa. Ces migrants d’origine latino-américaine sont accueillis en République démocratique du Congo dans le cadre de l’accord de coopération migratoire entre la RDC et les USA, qui prévoit leur séjour temporaire en RDC à la charge du gouvernement américain.
En dépit des critiques acerbes de certains acteurs politiques et de la société civile, cette initiative est saluée par Joseph Bangakya, député national et president du groupe d’amitié RDC-USA.
En effet, dans une intervention sur Radio France Internationale, cet élu du peuple soutient que cet accord de coopération migratoire entre les USA et la RDC est bénéfique pour les congolais.
« Nous revendiquons que le dispositif d’accueil temporaire des migrants, venus des États-Unis, participe au renforcement de la collaboration entre les États-Unis d’Amérique et la République démocratique du Congo. Et la RDC en a besoin. Depuis qu’on a fait cette manœuvre diplomatique avec les américains, les choses bougent. Quand on attendait l’ONU d’être partenaire de la RDC, c’était des déclarations, rien ne bougeait.
Donc, nous, on travaille d’abord pour les congolais. C’est ça aussi ce que les gens doivent comprendre », a-t-il expliqué.
Et l’Honorable Joseph Bangakya n’a pas manqué de rassurer certains de ses compatriotes sur le caractère inoffensif de ces migrants étrangers, qui ne vont nullement constituer une menace pour la République démocratique du Congo et sa population.
« Il n’y a aucun criminel qui viendra. La RDC vérifie dossier par dossier avant d’accorder le feu vert. Ils seront logés dans des bonnes conditions et c’est pour un court délai. Leur vocation est de retourner dans leurs pays d’origine », a martelé Joseph Bangakya, président des députés nationaux membres du groupe d’amitié RDC-Etats Unis.
Il faut noter que la RDC n’est pas le seul à avoir signé cet accord de coopération migratoire avec les États-Unis d’Amérique. D’autres pays africains comme l’Eswatini, le Ghana, le Rwanda et l’Ouganda sont également concernés par ce programme d’accueil de personnes expulsées des États-Unis.
JR Mokolo
