L’Institut Supérieur de l’Architecture et Urbanisme a été la scène d’un affrontement ce jeudi 28 mars, entre les étudiants de cette alma mater et les éléments de la Police nationale congolaise. A l’origine de ces échauffourées, l’augmentation des frais académiques, qui sont passés à 370$ pour les classes terminales et montantes et l’instauration des frais d’ateliers.
Très en colère, les étudiants de l’ISAU se sont mobilisés pour manifester, barricadant ainsi l’avenue de la Libération ex 24 novembre avec des pneus et briques afin de faire entendre leur voix. Les véhicules bloqués le long de cette artère, pas moyen de passer. Déployées sur le lieu des troubles, les forces de l’ordre, épaulées par la police militaire, ont procédé par la manière forte en vue de dissuader les manifestants à poursuivre leur mouvement, pour calmer leurs ardeurs et les contenir dans le site de cet institut d’enseignement supérieur. Des coups des balles, de gaz lacrymogènes ont retentit, provoquant un sauve-qui-peut général des universitaires qui se sont empressés de franchir la barrière du site universitaire afin de se protéger contre les effets que provoque le gaz lacrymogène.
Lors de cette manifestation, quelques étudiants ont été blessé et une dizaine interpelée par les forces de l’ordre, renseignent les témoins sur place. La circulation a repris son cours normal quelques heures plus tard.
Pour le président national des étudiants du Congo, ses collègues de l’ISAU n’ont voulu que faire valoir leurs droits auprès des autorités de celui-ci et déplore les interpellations enregistrées.
‘’Les camarades étudiants protestent contre la hausse du montant des frais académiques qui ont presque doublé. Au cours de ces manifestations, quelques dégâts ont été enregistrés, entre autres, la perte des ordinateurs, des téléphones, l’arrestation de plus au moins 15 étudiants et quelques blessés’’, a fait savoir Maurice Mukandayi.
Plusieurs cas similaires des violences universitaires dues à la majoration brusque des frais académiques surviennent fréquemment en RDC. Une consultation au préalable des représentants d’étudiants avant la prise de telles décisions serait l’un des moyens pour éviter ces genres des scènes déplorables.
Nathan Mundele