Le président de Ensemble pour la République, Moïse Katumbi, a condamné les actes d’agression et de désordre qui sévissent depuis quelques jours dans le territoire de Malemba Nkulu, dans la province du Haut-Lomami. Dans un tweet publié ce mardi 14 novembre 2023, l’ancien gouverneur du Katanga en a appelé à la poursuite sévère des auteurs et co-auteurs de ses actes et à la répartition des dégâts causés.
Face à ce drame, Moïse Katumbi a jeté la faute aux dirigeants du pays qui, selon lui, souffrent de garder ferme le pouvoir de l’Etat. «Toute vie humaine est sacrée. Je suis révolté par les évènements qui se déroulent à Malemba Nkulu. Ces images d’horreurs sont insoutenables. Faute de maintenir l’autorité de l’Etat, les pouvoirs publics doivent assumer leur pleine et entière responsabilité dans cette tragédie qui endeuille la nation. Il est important de sauvegarder notre vivre ensemble. Les blessés doivent être soignés et les victimes secourues. Les responsables doivent être identifiés, poursuivis et sanctionnés de la manière la plus exemplaire», a-t-il écrit.
Le Chef de l’Etat a de même condamné ces actes barbares qui se constatent dans ce territoire, appelant illico presto les autorités locales à trouver une solution palliative. « J’en appelle au pouvoir public de mettre tout en œuvre pour favoriser avec l’urgence la plus absolue un retour au calme », a réagi Félix Tshisekedi dans son discours ce mardi devant le congrès.
Depuis quelques jours, en effet, des sources locales confirment que tout découle de la tension observée le dimanche récent, faisant état des lynchages mortels perpétrés par des jeunes à la suite du meurtre d’un jeune du coin.
À en croire les mêmes sources, tout serait parti de la découverte du corps sans vie d’un jeune motocycliste de cette cité, qui aurait été tué par deux personnes supposées être ‘’d’origine kasaïenne’’ et qui auraient aussi emporté la moto de la victime. C’est ainsi que «Pris de colère, certains autres jeunes de Malemba centre ont mené une descente punitive dans les résidences des ressortissants kasaïens. Cette vindicte populaire a abouti au meurtre de trois personnes, brulées vives. Des maisons ont aussi été incendiées et des biens emportés», rapportent les sources locales.
Fidel Songo
