L’Office National d’Identification (Onip) en tant qu’institution publique chargé de doter le peuple Congolais de carte d’identité et constituer le fichier général de la population, traverse des moments de turbulence occasionné par le conflit entre le Dg ai Kenza Lukengu et le Dga.
Pour ce faire, le coordonnateur du Programme Multisectoriel de Vulgarisation et Sensibilisation (PMVS), Ludovic Kalengayi, a indiqué au cours d’une conférence de presse que le contrat entre l’ONIP et le consortium AFRITECH/IDEMIA a été conclu sans recours à un appel d’offres, ce qui le qualifie de contrat de gré à gré. Il implique plus d’un milliard de dollars américains, dont 600 millions provenant du trésor public, tandis que le partenaire n’apporte que 500 millions.
Contrairement aux autres partenaires qui ont soumis des offres techniques et financières complètes, a-t-il insisté, ce partenaire a bénéficié des fonds du trésor public pour mener à bien le projet. De plus, la composition de l’équipe technique de l’ONIP, choisie pour discuter des questions techniques, a été critiquée pour son manque d’expérience par le directeur des opérations et de l’informatique de l’ONIP », a-t-il déclaré.
Et d’ajouter : « Le contrat, qui s’étend sur 20 ans, accorde au partenaire un tiers de toutes les recettes générées par le fichier général de la population, sans que l’on puisse actuellement estimer leur montant. Signé sans plan opérationnel de l’ONIP, essentiel pour déterminer les coûts des opérations, ce contrat soulève des inquiétudes. De plus, la distribution de certaines cartes d’identité à des personnalités avant la finalisation de la fiche d’identification soulève des questions sur la gestion des données. Confier ces données à un partenaire étranger met en danger la souveraineté de la RDC en raison des risques potentiels de fraude à l’identité ».
Selon les informations recueillies par cette structure de la société civile, le directeur général a.i de l’ONIP a également procédé à des recrutements, promotions et déplacements de personnel, violant ainsi les instructions du chef de l’État.
« Malgré l’instruction de la présidence de la République de ne pas procéder aux recrutements, nominations, promotions et mouvements du personnel à tous les niveaux, le DG intérimaire a non seulement supprimé certains membres du personnel de la liste de la paie, mais il a également procédé à des recrutements et des promotions », a dénoncé L. Kalengayi.
L’ONIP censé lutter contre l’usurpation d’identité risque d’être piégé par les étrangers qui y travaillent en détenant les données biométriques intégrées dans le titre d’identité permettant de s’assurer que le détenteur du document est bien qu’il prétend être.
La Pros.
