Clément Kanku Bukasa, ancien ministre de la Coopération et leader du Mouvement pour le Renouveau (MR), son propre parti politique, appelle les congolais à raviver, plus que jamais, la flamme de l’unité et de la cohésion nationale. Il est d’avis que la RDC est, désormais, sur une nouvelle dynamique dans sa marche vers son émergence, après les élections de 2023, organisées, globalement, selon ses propres mots, de façon acceptable et démocratique, par la Commission électorale nationale indépendante ( CENI), chapeautée par Denis Kadima. Clément Kanku estime qu’il est venu le moment, pour l’ensemble du peuple congolais, de se lever, comme un seul homme, pour barrer la route aux ennemis de la paix et à tous ceux-là qui, au nom de leurs intérêts personnels, voudraient bien, après la réélection du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, plonger le pays dans une situation de confusion et de division aux conséquences inestimables. c’est donc sous le label du Front pour la Défense de la Patrie (FDP), un mouvement d’éveil patriotique nouvellement mis en place, en synergie avec une constellation d’acteurs politiques congolais, dont Lisanga Bonganga, que le Président du MR s’engage à mener une toute autre bataille et à offrir, en permanence, des propositions de qualité, aux animateurs des institutions notamment, pour des lendemains radieux. Son lancement a eu lieu le week-end dernier, au cours d’une cérémonie tenue à Showbuzz, en présence de plusieurs invités et sympathisants du MR venus de différents coins de Kinshasa.
Dans son mot, Clément Kanku a appelé au soutien sans faille au Président Félix Tshisekedi, reconduit à la tête du pays, pour lui permettre de parachever ses multiples actions, conformément à sa vision politique, qui place les intérêts du peuple en première ligne des priorités. Par la même occasion, il a vivement félicité la Centrale électorale pour avoir réussi le pari du respect des délais constitutionnels.
«Nous voulons saluer les efforts consentis par le gouvernement de la république pour mettre à la disposition de la CENI les moyens conséquents pour atteindre cet objectif. Nous saluons également la détermination de la CENI pour avoir organisé les élections dans les délais constitutionnels malgré les accusations des prophètes de malheur qui doutaient de sa capacité à respecter les délais, jusqu’à la dernière minute. Nous ne pouvons pas ne pas saluer cette prouesse que nous sommes en train de vivre de la part de la CENI avec la publication partielle des résultats, en toute transparence, pour permettre à notre population de suivre le déroulement de ce processus en temps réel afin de rassurer l’opinion sur la crédibilité de ce processus électoral. Oui, ce processus a été entaché par quelques irrégularités. Mais, nous considérons que dans l’ensemble, les choses se sont passées de façon acceptable. Malgré que nous déplorons ces irrégularités, les violences à l’endroit de certaines femmes, nous faisons nôtres les recommandations de différents observateurs nationaux et internationaux qui, dans l’ensemble, ont jugé que ce scrutin s’est déroulé globalement dans de bonnes conditions et que tous ces incidents ne peuvent en rien affecter la crédibilité et l’intégrité de ces résultats », a-t-il explicité
Tous pour la sauvegarde de l’intégrité de la RDC
«Après ce scrutin, nous pensons qu’il est temps que le peuple congolais se regarde en face, qu’on puisse tirer des leçons de toutes les difficultés que nous avons constatées au cours de ces quatre derniers cycles électoraux avec un acte de vote qui n’a que montré ses limites… En temps voulu, nous allons faire quelques propositions pour permettre à ce que notre pays puisse éviter tous les couacs que nous sommes en train de constater depuis 2006 alors que nous sommes censés avoir une Commission nationale indépendante capable de rassurer tout le monde… Il faut que le peuple congolais se mette autour d’une table pour réfléchir sur un mode de vote qui correspond aux réalités congolaises parce qu’on ne peut pas passer cinq ans à parler élections. Quand va-t-on développer le pays ? », S’est-il interrogé.
Fayulu, Muzito et consorts interpellés
Clément Kanku Bukasa a exhorté également les candidats malheureux à la présidentielle au fair-play. Citant nommément Martin Fayulu, président de l’ECIDé, ou encore Muzito, leader de Nouvel Elan, il les a appelés à la retenue pour ne pas faire le jeu de l’ennemi du pays, en ce moment où ça brûle dans l’Est, suite à l’activisme des groupes armés et de l’agression rwandaise, sous la couverture du M23. «Nous avons constaté donc qu’avant la tenue de ces scrutins, certains candidats ont protesté. Ils pensaient que la CENI n’allait pas organiser les élections dans les délais constitutionnels. Nous ne comprenons pas qu’après ces élections, les mêmes qui se sont engagés dans ce processus en âme et conscience veulent rejeter tout le processus électoral. Nous devons être conséquents. Quand on s’est engagé dans un processus, en âme et conscience, on ne peut pas revenir pour cracher sur les efforts déjà engagés… On ne peut pas prendre le risque de mettre le feu sur ce pays au motif qu’on n’a pas été proclamé vainqueur. Nous disons à ces compatriotes de prendre l’exemple de Jean-Pierre Bemba qui, en 2006, s’est incliné pour accepter les résultats malgré sa victoire. En 2011, nous avons été aux élections. Nous étions tous convaincus de la victoire du patriarche Etienne Tshisekedi. Sage qu’il était, il n’a pas plongé le pays dans le chaos. Malheur à celui qui va favoriser la balkanisation, consciemment ou inconsciemment », a-t-il insisté, à haute et intelligible voix. Même son de cloche chez Lisanga Bonganga, qui, lors de son intervention, a lancé une mise en garde contre ceux qui multiplient des appels à l’application de l’article 64 de la Constitution. Pour lui, le sang des congolais ne coulera plus jamais. Assez !
La Pros.
