Cette semaine s’achève sur fond des soubresauts politique et social. Pas d’éclaircie à l’horizon. Dimanche 28 avril prochain, Félix Tshisekedi est attendu à Paris. En toile de fond, la guerre à l’Est. Emmanuel Macron qui a plaidé pour le respect de l’intégrité territoriale de la RDC, appelle au dialogue entre Kagame et Tshisekedi. Visiblement, le Rwanda semble bloquer délibérément les processus régionaux de paix étant donné que cette situation tourne à son avantage.
Entretemps, les institutions issues des élections du 20 décembre dernier peinent à s’installer. En effet, après la désignation de Vital Kamerhe comme candidat de l’Union sacrée au perchoir de l’Assemblée nationale, le calendrier pour l’élection du bureau définitif de l’hémicycle pourra être connu ce week-end. Il faudrait attendre la semaine prochaine pour voir ce bureau afficher complet.
En attendant, la Première ministre qui a bouclé ses consultations, entame les derniers réglages pour la mise en place du gouvernement. Mais, il faut attendre que le bureau définitif s’installe avant d’envisager son investiture. Mme Judith Suminwa aura totalisé un mois entier qu’elle aura consacré à aplanir les divergences. Tandis que le Président de la République aura franchi le cap de 100 jours.
Les élections combinées des sénateurs, gouverneurs et vice-gouverneurs sont attendues lundi 29 avril. Pour le Sénat, il faut la gymnastique de la mise en place du bureau définitif avant que cette deuxième institution de la République commence véritablement à fonctionner. Seuls, les gouverneurs et les vice-gouverneurs issus du vote de ce lundi, vont commencer à travailler sur toute l’étendue de la République. C’est la première institution de ce deuxième quinquennat à devenir opérationnel.
Entretemps, la grogne sociale plane. Les fonctionnaires ne sont toujours pas payés avant de parler des professeurs d’universités qui menacent de débrayer. Une situation qui risque de conduire à l’asphyxie de l’Etat aggravée par la chronique des détournements des derniers publics au sommet de l’Etat.
La vie devient insoutenable. La nouvelle hausse annoncée du prix du carburant en six mois, risque d’embraser le panier de la ménagère. Pour ce faire, dans la zone Ouest, comprenant la ville de Kinshasa, le prix du litre d’essence va passer de 3.225 à 3.475 francs congolais et celui du gasoil de 3.215 à 3.465 francs congolais. Au Nord du pays, ces deux types de carburant terrestre, désormais, vont respectivement coûter 4.220 et 4.270 francs. N’eût été cette mesure, l’équilibre d’approvisionnement en produits pétroliers allait être bouleversé du fait que le gouvernement ne serait plus capable de suppléer à ces manques à gagner. Une fin compliquée pour ce mois d’avril.
La Pros.