En mission à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba, le Ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, a tenu, lundi 16 février 2026, un échange approfondi avec les forces vives de la province, aux côtés de la Gouverneure Fifi Masuka Saini. Au cœur des discussions : les Accords de Washington DC conclus dans le cadre du partenariat stratégique entre la République démocratique du Congo et les États-Unis. Face aux interrogations et aux campagnes de désinformation, le Gouvernement a tenu à clarifier les enjeux réels de ces accords, présentés comme un levier de transformation structurelle du secteur minier congolais, un instrument de consolidation de la souveraineté nationale et un pas décisif vers la pacification durable de l’Est du pays.
Une exploitation encadrée pour les générations futures
Devant les forces vives du Lualaba, province stratégique au cœur de la production minière nationale, Patrick Muyaya a rappelé que les Accords de Washington s’inscrivent dans une logique d’exploitation encadrée et responsable des ressources naturelles.
Loin de toute logique de bradage, ces accords visent, selon lui, à garantir que l’exploitation des minerais congolais bénéficie non seulement à l’économie nationale actuelle, mais également aux générations futures.
Il a insisté sur les retombées concrètes attendues : création d’emplois, transformation locale des minerais avant exportation, formation des géologues congolais, transfert de compétences, renforcement des capacités techniques et institutionnelles. Autant d’éléments qui traduisent, selon le Porte-parole du Gouvernement, une volonté affirmée de rompre avec le modèle extractif brut pour entrer dans une phase de valorisation industrielle.
Le préambule
Dans le cadre du partenariat stratégique avec les Etats-Unis, le Gouvernement affirme avoir intégré une ambition claire : celle d’augmenter la valeur ajoutée des minerais congolais avant leur sortie du territoire national.
Cette orientation s’inscrit dans la vision consistant à faire de la RDC non plus un simple fournisseur de matières premières, mais un acteur clé des chaînes de valeur mondiales, notamment dans le domaine des minerais critiques stratégiques.
Accords de paix et fin du cycle des violences
Abordant le volet sécuritaire, Patrick Muyaya a lié les Accords de Washington à l’ambition plus large de mettre un terme définitif au cycle tragique des violences dans l’Est de la RDC.
Selon lui, l’agitation du Président rwandais constitue la preuve que cet accord marque le début de la fin de ses aventures criminelles en République démocratique du Congo. Une déclaration qui traduit la lecture du Gouvernement : ces accords participent d’un repositionnement diplomatique et stratégique de la RDC sur la scène internationale.
Le dialogue annoncé, a-t-il précisé, sera organisé par les institutions de la République, sans complaisance ni impunité. Il se tiendra sur le territoire national, notamment après le retrait de toutes les troupes rwandaises présentes sur le sol congolais.
Un appel à l’appropriation nationale
Conscient de l’importance stratégique de ces accords pour l’avenir du pays, le ministre a recommandé leur lecture attentive et leur appropriation par l’ensemble des Congolais. A Kolwezi, aux côtés de la Gouverneure Fifi Masuka Saini, le Gouvernement a voulu démontrer, avec clarté et responsabilité, qu’il n’a jamais été question de brader les ressources minières ni d’hypothéquer la souveraineté nationale.
John Ngoyi
