Le processus de Washington poursuit son bonhomme de chemin entre le Rwanda et la RDC. Les délégués de deux pays se sont retrouvés dernièrement pour les discussions en rapport avec l’intégration économique régionale. Il a été acté que chaque pays, dans le Cadre d’intégration économique régionale (CIER), conserve chacun, un contrôle souverain total sur l’exploitation, la transformation et l’exportation de ses ressources naturelles.
Ce texte s’inscrit dans la continuité de l’accord de paix conclu le 27 juin 2025 sous la médiation des Etats-Unis et du Qatar, dans un effort pour stabiliser durablement l’est de la RDC et encourager la coopération bilatérale. Il vise à garantir une coopération économique équilibrée entre les deux États, tout en respectant la souveraineté de chacun.
«Les participants affirment que chaque pays dispose d’un contrôle souverain total sur l’exploitation, la transformation et l’exportation de ses ressources naturelles», souligne l’un des paragraphes du document final, publié par les USA.
Les deux pays ont aussi réaffirmé leur souhait de bâtir un partenariat économique mutuellement bénéfique, tout en préservant leur souveraineté sur leurs richesses minérales.
«Chaque pays doit pouvoir tirer des bénéfices économiques appropriés de ses ressources, en encourageant l’industrialisation du secteur minier conformément à ses propres politiques et cadres juridiques», rajoute ce document.
Au-delà de la question de la souveraineté, le CIER vise en effet à assainir le secteur minier, en luttant contre la corruption et le commerce illégal, tout en promouvant une exploitation et une transformation des minerais de manière responsable et transparente.
Kigali et Kinshasa entendent également développer les capacités industrielles locales et attirer les investissements des grands groupes miniers internationaux.
Mais surtout, ils veulent s’assurer que les communautés locales bénéficient équitablement des retombées économiques de l’exploitation de ces ressources naturelles. C’est l’un des principaux objectifs de ce partenariat économique ambitieux, qui s’inscrit dans une approche globale visant à renforcer la paix, la stabilité et la prospérité partagée dans la région des Grands Lacs.
Le texte a été finalisé après la première réunion du Comité mixte de suivi de l’accord de Washington, tenue le 31 juillet. Ce comité comprend des représentants de la RDC, du Rwanda, des Etats-Unis, du Qatar et de l’Union africaine. Il est chargé d’assurer l’application effective des engagements pris, de résoudre les éventuels différends et de bâtir une confiance durable entre les pays.
La Pros.
