Professeur Cashmir Eberande Kolongele est intervenu, avec succès, aux travaux des états généraux du Portefeuille, qui se poursuivent au Centre financier de Kinshasa, dans la commune de la Gombe. Durant son passage, lors du premier panel, tenu mardi 10 novembre dernier, il a insisté sur la nécessite de réduire les tensions entre les Directeurs Généraux et leurs Adjoints par la standardisation des textes qui, normalement, va contribuer à spécifier les prérogatives de chaque mandataire public. L’Ancien Ministre du Numérique a promis, dans le même sens, de proposer des initiatives qui vont aider à améliorer la gouvernance du Portefeuille en RDC.
« Nous sommes dans le domaine des entreprises publiques. Pour qu’il n’y ait pas une divergence, le projet propose des pouvoirs standards qui sont délégués au DGA… Mais, le texte va permettre réellement d’associer le Directeur Général Adjoint à certains actes de gestion courante dans les limites de ce que la délégation va fixer », a-t-il assuré.
Les travaux du Centre financier ont été enrichis lors prochains panels avec plusieurs réformes recommandées. C’est notamment celle relative à la revisitation des conventions collectives du personnel avec les syndicats, soulignée mercredi, du haut de la tribune du Centre financier.
« La revisitation des conventions collectives du personnel avec les syndicats pour adapter chacune à la capacité financière de chaque entreprise publique et l’engagement du syndicat dans la renégociation de la dette sociale sont parmi les recommandations formulées », a déclaré Nzombengene Bob-David, directeur Général de Eloite.
Il a insisté aussi sur la recapitalisation des entreprises par l’ouverture du capital après l’évaluation économique de ces sociétés, l’amélioration de la gouvernance et la transparence de ces sociétés en s’inspirant du modèle de gouvernement des sociétés privées, notamment celles du secteur financier pour rentabiliser les entreprises du Portefeuille.
Bob-David Nzombengene a, en outre, relevé que les entreprises publiques génèrent des richesses mais ne parviennent pas à rémunérer le personnel, déplorant le fait que ce sont de fonds des partenaires extérieurs qui permet de couvrir cette charge.
De son côté, M. Diumu Omasombo, Président du syndicat « Action des experts en GRH et en dialogue social », a préconisé le renforcement du dialogue social pour améliorer la performance des entreprises publiques. L’orateur qui est intervenu sur le syndicalisme et performance des entreprises du Portefeuille de l’État : entre règles anachronique et dynamique de changement, a aussi évalué les impacts du syndicalisme sur la performance des entreprises publiques et évoqué de l’équilibre entre les règles syndicales actuelles et les dynamiques de changement nécessaires.
Pour Rémy Bolito Losembe, professeur des Universités, le développement du capital humain constitue un véritable levier pour l’accroissement des performances des entreprises publiques. Il a, à l’occasion, analyse les stratégies de développement du capital humain, avant d’évaluer l’importance d’investir dans le capital humain afin d’augmenter la productivité.
Intervenant sur le rôle des banques, institutions financières et de structures financières étatiques dans les schémas de financement faisables pour la recapitalisation et la relance des entreprises publiques, M. Mambanza Ignace a recommandé, pour sa part, aux décideurs de relancer la Sofide pour en faire l’un des piliers du financement des entreprises, de mettre en place un fonds d’investissement et aussi de créer un capital humain au service de la production.
La Pros.
