Trois jours après la Journée commémorative de la liberté de presse, l’UNESCO, l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), et l’Institut des sciences de l’Information et de la communication (IFASIC) se sont réunis, ce mercredi 8 mai, à l’Hôtel Memling, pour répondre à question de la crise environnementale de la presse, sous le thème « la presse au service de la planète : le journalisme face à la crise environnementale». Il s’agit d’une réflexion autour de l’apport des médias dans la crise environnementale, l’état des lieux en RDC, les défis et perspectives.
Les intervenants et experts environnementalistes ont présenté de manière pédagogique la crise environnementale à laquelle la République démocratique du Congo fait face et particulièrement, Kinshasa. Hormis les phénomènes naturels, la crise environnementale est la résultante des faits de l’homme qui œuvre dans de grandes entreprises sectorielles, dans l’exploitation minière et forestière, ont-ils fait comprendre.
L’exploitation forestière, à elle seule, a des répercussions sur le changement climatique, le climat et le microclimat, les ressources en eau, la sécurité alimentaire, la santé, la biodiversité et le dérèglement climatique. Tandis que l’exploitation minière cause la dégradation du sol, la pollution de l’eau, et le déboisement, a expliqué M. Jean-Louis Koyagialo, expert des questions environnementales.
Cette conférence avait pour objectif de sensibiliser les journalistes et futurs professionnels des médias aux questions environnementales ainsi d’inciter les journalistes à s’actualiser aux questions qui touchent la protection de l’environnement par les investigations, les interviews, les reportages, les émissions et les papiers de presse, pour être capables de les transmettre en des termes faciles à la population.
L’environnement est un secteur scientifique très complexe, difficile à comprendre. Pour cela, les journalistes doivent avoir la maîtrise pour bien informer le public en des mots simples, a précisé le professeur Anicet Bassilua avant d’inviter les gouvernants et les gouvernés à relever ces défis qui sont nombreux et grands.
La RDC, a-t-il poursuivi, est un bassin qui gère des ressources naturelles mondiales, les médias congolais doivent promouvoir cette valeur à l’extérieur du pays.
Cette journée a connu également l’intervention du Représentant de l’UNESCO en RDC, organisateur de ces assises, M. Isaias Borreto Da Rosa. Ce dernier a demandé aux professionnels des médias de renforcer les pratiques du journalisme environnemental en RDC, d’améliorer les connaissances sur les impacts environnementaux, de renforcer la prise de conscience des Congolais sur les questions environnementales et de favoriser la synergie entre les médias dans la recherche des solutions sur les causes de la dégradation de l’environnement.
Abed-négo Ibanda
