Le monde célèbre chaque 21 février la journée internationale de la langue maternelle. L’initiative de célébrer cette journée est venue du Bangladesh. Elle a été approuvée à la Conférence générale de l’UNESCO en 1999 et observée dans le monde entier depuis 2000. Elle fête la diversité linguistique, culturelle et le multilinguisme de ses 193 états membres. Dans un pays comme la République Démocratique du Congo, où la diversité linguistique est ostensible, cette journée fait forcément écho.
A l’heure actuelle, près de 40% d’enfants n’ont pas accès à un enseignement dans leur langue maternelle. Parmi eux, beaucoup se retrouvent marginalisés ou sont contraints de renier leur héritage culturel. Cette année, la journée internationale de la langue maternelle, qui est célébrée ce mercredi 21 février, a eu comme thème ‘’L’éducation multilingue est un pilier de l’apprentissage intergénérationnel’’ parce qu’aujourd’hui, beaucoup d’enfants comme adultes ne maitrisent pas les enseignements reçus à l’école car, éduquer l’enfant dans sa langue maternelle, c’est simplement lui faciliter l’accès au savoir enseigné à la maison et à l’école.
C’est pour cela, le monde entier veut valoriser nos langues maternelles en pensant que l’enseignement dans la langue maternelle soutient l’apprentissage, l’alphabétisation et l’acquisition d’autres langues.
A l’occasion de cette journée de célébration mondiale de la langue maternelle, la délégation générale à la francophonie, à travers son Délégué Général en République Démocratique du Congo, Mabiala Ma-Umba, a rappelé l’importance de ces langues qui constituent l’identité congolaise. Il estime que l’une des missions principales de l’Organisation Internationale de la Francophonie est de promouvoir la langue française mais elle prône également la diversité culturelle et linguistique.
Monsieur Mabiala est d’accord pour le français mais sans oublier nos langues maternelles, car elles ont une place au sein de la francophonie.
« Il est en effet logique qu’on utilise la langue que les enfants parlent et comprennent quand ils vont à l’école pour la première fois, pendant les premières années de leur scolarité et que le français ne soit qu’une matière d’enseignement jusqu’à ce que, progressivement, petit à petit, ces enfants maitrisent le français. C’est à ce moment-là que le français peut devenir langue d’enseignement », a ajouté le Délégué Général à la francophonie en RDC.
« Nous constatons que la plupart des parents ne veulent pas apprendre à leurs enfants nos langues nationales comme leurs langues maternelles. En définitive, nous profitons de cette journée internationale pour demander aux parents de la République Démocratique du Congo, d’apprendre à leurs enfants nos langues nationales comme langue maternelle en ajoutant le français qui est notre langue officielle et aux jeunes du pays de faire l’effort de connaitre nos langues nationales car une langue est l’identité de tout un peuple », a-t-il conclu.
Marlène Ngalula