L’Editeur du Journal « La Prospérité », Marcel Ngoyi, était l’invité de la Radio Okapi pour réfléchir sur la gestion des frontières congolaises. Pour ce journaliste et analyste politique, « Le débat doit s’étendre plutôt sur ce que, nous congolais, imposons à l’échiquier international en termes d’échange économique, que de se limiter sur des mesures protectrices.
Il s’explique : «Le Congo doit aller à l’international pour faire quoi? Il y a deux choses : le premier élément, c’est l’internationalisation de l’échange. Qui dit internationalisation de l’échange suppose que le Congo puisse avoir quelque chose à vendre sur le marché international”. Pour lui, toutes les bénédictions de Dieu reposent sur ce pays au centre de l’Afrique, dont l’éveil patriotique doit stimuler ses originaires en vue d’exploiter ces dons et en faire valoir à la face du monde ».
Pour poursuivre avec le deuxième aspect qui est l’internationalisation de production, le patron du Quotidien du Mont-Fleury renchérit : ‟Comment nous pouvons, nous aussi, installer des usines de production de tel produit ailleurs, comme les autres installent ici chez nous, qu’on fasse la délocalisation industrielle?”.
A l’en croire, la population congolaise attend du gouvernement des mesures visant à renforcer les secteurs de production des produits de première nécessité tel que l’agriculture, la pisciculture, l’élevage et autres… plutôt que des mesures protectionnistes en l’emporte-pièce qui exigent, au préalable, de se rassurer à notre niveau d’avoir une production suffisante. Dans le même ordre d’idées, Marcel Ngoyi encourage le Gouvernement Suminwa à travailler sur l’élargissement de capacité de production locale pour un retour des recettes qui seront en mesure de relever la devise.
Cette intervention fait suite au briefing tenu mercredi 14 août dernier par le Ministre Julien Paluku, Ministre du Commerce extérieur qui a annoncé des fortes mesures de restriction, interdisant ainsi, l’importation de plusieurs produits venant de la Zambie dans le but de valoriser la production locale et de maximiser les recettes.
Bedie Ilengola
