La 59ᵉ réunion extraordinaire du Conseil des ministres des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération des pays membres de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) s’est ouverte jeudi après-midi à Arusha, en Tanzanie, dans une ambiance de fortes attentes et de négociations intenses. La République démocratique du Congo y prend part à travers son ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, dépêché pour porter la voix de Kinshasa. Cette rencontre ministérielle vise notamment à baliser le terrain pour le Sommet des Chefs d’État et de gouvernement prévu le 7 mars, au cours duquel l’EAC devra désigner un nouveau président ainsi qu’un nouveau secrétaire général.
Dès la matinée, des tractations ont été observées entre délégations afin de dégager un consensus sur ces nominations. En marge des travaux, Floribert Anzuluni a mené une séquence diplomatique active. Il a successivement échangé avec Mahmoud Thabit Kombo, ministre tanzanien des Affaires étrangères, puis avec John Mulimba, ministre ougandais des Affaires étrangères en charge de la coopération régionale.
Au cœur de ces entretiens, la coopération régionale, l’état des relations bilatérales et les sujets jugés prioritaires par les partenaires, pour des résultats concrets en matière d’intégration, de circulation et de coordination régionale.
« Il s’agit des rencontres qui se tiennent en marge de la réunion du Conseil des ministres. Nous avons échangé avec chaque homologue sur les questions d’intérêt commun entre nos pays », a déclaré le ministre Anzuluni, résumant l’esprit de ces consultations.
Dans cette série d’entretiens, Kinshasa et Bujumbura ont harmonisé leurs positions avant l’ouverture de cette 59ᵉ session extraordinaire, à la faveur d’un échange entre Floribert Anzuluni et l’ambassadeur Édouard Bizimana, ministre burundais des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale.
Les deux responsables ont confronté leurs vues sur les principaux enjeux du Sommet, tout en mettant sur la table des questions bilatérales sensibles et concrètes. Parmi elles, la récente réouverture du poste frontalier de Kavimvira, signal fort pour les populations frontalières, les échanges commerciaux, et la normalisation progressive de certains flux transfrontaliers.
Pour la RDC, la participation à ces assises et l’intensification des consultations bilatérales traduisent une posture de peser sur les équilibres, consolider les alliances et faire valoir ses priorités dans la région.
Nathan Mundele
