La population à l’Est de la République est en perpétuelle errance en quête des territoires qui peuvent leur servir d’abri. Pendant ce temps à Kinshasa, après les résultats des législatives nationales, provinciales et des conseillers communaux, l’heure est désormais aux combines politiciennes. Chacun veut se tailler la part du lion ou cherche à se positionner sur l’échiquier politique 2024. Les alliances politiques se font et se défont selon les intérêts des uns et des autres. Pour ce, tous les coups sont permis pourvu d’avoir sa place au soleil.
C’est le duel aux couteaux entre deux loups de la politique congolaise qui ont eu le mérite de servir les mêmes maîtres tout au long de leur parcours. Il s’agit de Christophe Mboso et de Modeste Bahati. Depuis Feu Mobutu en passant par Kabila avant d’atterrir à l’Union sacrée créée par Tshisekedi, ils ne sont jamais absents de l’arène politique. La déchéance du FCC aura profité aux deux leaders qui portent sur leurs épaules une cinquantaine d’années de leur carrière en politique.
Les relations en dents de scie à la tête du Parlement de deux speakers aura permis à Tshisekedi de tirer son épingle du jeu. Chacun voulant se montrer plus loyal que l’autre auprès du chef. Les résultats des élections du 20 décembre dernier vont faire tomber les masques. Christophe Mboso élu doyen d’âge au bureau provisoire, chercherait à s’imposer comme président du bureau définitif. Mais, il est trahi par son poids politique: juste deux députés.
Il ne saurait donc pas prendre appui sur ses députés dans l’hémicycle. Il faut donc voir ailleurs, en glaner dans les autres plateformes. Le groupe de Bahati voyant venir le danger et fort de ses 35 députés, va sonner le tocsin. Il accuse l’actuel président du bureau d’âge de se trouver au centre des manœuvres pour se maintenir au perchoir de la chambre basse du parlement tout en utilisant le débauchage de jeunes députés.
La réunion regroupant tous les jeunes députés de moins de trente-cinq ans, sera la goutte qui aura fait déborder le vase. Des accusations, du reste, balayées du revers de la main du côté de l’honorable Mboso. Les partisans de ce dernier affirment que leur leader n’est ni de près ni de loin concerné par la prétendue rencontre. C’est la guerre déclarée pour la course à la présidence de la chambre basse du parlement entre les deux leaders.
Il sied, cependant, de reconnaitre que la désignation du Président de l’Assemblée nationale qui sera par la suite élu par ses pairs, relève du pouvoir discrétionnaire du Chef de l’État, en ce sens que c’est lui qui décide en dernier ressort.
La Pros.