Les pros et antis modification de la Constitution s’offrent, pour la première fois, une arène dans le district de la Tshangu. Deux tendances de l’opposition vont démontrer leurs biceps. Il s’agit de Constant Mutamba à la tête de la Nouvelle Génération pour l’Emergence du Congo (NOGEC/A) et de l’Envol de Delly Sesanga pour le même samedi du 14 décembre prochain.
Le premier est opposant et Chef de file de l’opposition républicaine mais également Ministre d’Etat en charge de la Justice et Garde des sceaux. Il va se retrouver avec ses partisans en meeting populaire à la Place Sainte Thérèse de N’djili autour de la problématique du changement de la Constitution et les recommandations des Etats généraux de la justice.
Tandis que le second est Chef de son parti à la tête du Sursaut national, une coalition de l’opposition contre le changement ou la révision de la Constitution. Il va haranguer les siens au Stade municipal de Masina sur le thème : «ne change pas ma Constitution, c’est Félix Tshisekedi qui doit dégager».
Le choix du lieu par les deux acteurs de l’opposition pose problème du fait du même district de la Tshangu. Les mouvements de population de deux partis politiques risquent de ne pas être sécurisés. Ceux qui vont se rendre à N’djili en provenance de Mikondo, Kingasani, Masina… doivent passer par le Stade de Masina munis de calicots et des effigies à l’honneur de leur leader Constant Mutamba.
Il en sera de même pour les militants de Sesanga qui vont se rendre à Masina en passant par N’djili. Des chansons hostiles à leurs concurrents risquent d’envenimer la situation jusqu’à engendrer des scènes de violence.
Dans le passé, l’Autorité provinciale s’arrangeait pour calmer le jeu en renvoyant un camp adverse à une date ultérieure ou carrément procéder au changement des sites. Laisser les deux organiser le même jour leur meeting entrainerait des violences si pas au départ mais inévitablement au retour des militants.
Il revient au Gouverneur de la ville-province de Kinshasa qui est censé garantir la sécurité pour tout le monde en prenant la mesure du risque de ces évènements entre deux leaders de l’opposition qui se regardent en chiens de faïence. Une concertation entre les différentes parties s’impose afin de mettre tout le monde d’accord.
En attendant, la modification de la Loi a polarisé la classe politique entre les pros et les antis. La population n’échappe pas à cette influence politique. Il faudrait craindre l’instrumentalisation par le politique pour basculer dans la violence.
La Pros.