La résolution de la crise en RDC après plus de trois décennies, c’est du concret avec Donald Trump. Après la fin du round au niveau des experts rwandais et congolais, les Ministres des Affaires Etrangères sont attendus vendredi prochain à Washington. Toute une symbolique pour la RDC qui célèbre, 3 jours après, le 65ème anniversaire de son indépendance alors que le Rwanda s’y apprête pour le 1er juillet prochain.
C’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour la sous-région qui a longtemps constitué le ventre mou de cette partie orientale de l’Afrique. Tout le monde a mis la main à la pâte pour le succès de cet évènement. Il y a, avant tout, le Département d’Etat sous le nouveau leadership incarné par Donald Trump avant de parler de deux protagonistes à savoir, la RDC et le Rwanda.
Contrairement aux nombreux forums initiés dans la région pour résoudre ce conflit dans les Grands Lacs, le rendez-vous de Washington s’impose comme le premier et le dernier pour une paix durable. Premiers signaux positifs, la réapparition de Paul Kagame donné pour mort, aux côtés de l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo.
L’ancien président nigérian est le doyen du panel mis en place par l’Union africaine sous la direction du médiateur togolais Faure pour ramener la paix à l’Est de la RDC après la démission de l’Angolais Lourenço. L’Union africaine a semblé perdre pédale sur la question après la reprise de la situation par le Qatar et les USA.
Depuis lors, elle joue à l’appendice des initiatives qataries et américaines en attendant de s’appuyer sur un éventuel front intérieur. A ce niveau, on assiste à un remodelage politique avec plusieurs forces en présence. Le rapprochement Tshisekedi-Fayulu a brouillé certaines cartes, surtout au sein de l’opposition qui comptait, entre autres, sur l’impact de Martin Fayulu aux côtés des autres opposants. Ce dernier a opté pour la création d’une nouvelle plateforme : le Camp de la patrie.
Entretemps, les consultations menées par Joseph Kabila à Goma et à Bukavu créent une nouvelle confusion dans la sphère politique. D’aucuns s’interrogent sur l’avenir des contacts de l’ancien président de la République.
Pour sa part, Jean-Marc Kabund, avec sa Coalition de la Gauche Congolaise, appelle à fédérer avec les autres partis d’opposition autour de ce nouveau regroupement politique. Cependant, l’Union sacrée voyant venir le danger avec l’émergence du Camp de la patrie, n’entend pas être inféodée aux autres forces. Elle a prévu pour le mardi 1er juillet prochain une manifestation pacifique pour exprimer son soutien à l’accord devant être signé à Washington. Le ciel politique reste brumeux surtout à l’interne.
La Pros.