(Par le Professeur Florent Gabati)
Donald Trump prêtera serment comme le 47ème Président des Etats-Unis d’Amérique ce 20 janvier 2025. Plus qu’une cérémonie d’investiture, le nouveau locataire de la Maison blanche fait de son 20 janvier un rendez-vous mondial qui pourra parler aussi par sa «guest-list ». Traditionnellement, les chefs d’Etat et de gouvernement ne sont pas invités aux investitures des présidents américains. Cette fois le nouveau président rompt avec la tradition. Pour ce 20 janvier la liste des invités semble traduire la nouvelle vision géopolitique de Donald Trump dans un contexte du monde devenu foutoir. Il s’agit avant tout d’un grand symbole.
Joseph Kabila fait partie de la liste des invités : cette invitation à elle seule exprime beaucoup sur les intentions du nouveau président Donald Trump. Elle doit secouer le Tout pourri du régime de Kinshasa qui croit rester sempiternellement au pouvoir en voulant remettre le compteur à zéro dans le projet funeste de changement de la Loi fondamentale. Kabila méprisé par la présidence nauséabonde de Tshisekedi, mais Roi à Washington : l’invitation adressée à l’ancien Président Joseph Kabila traduit l’idée que Mr Donald Trump a des accointances avec Joseph Kabila.
C’est un coup de massue diplomatique pour un régime qui rassemble un ramassis d’incompétents avérés et détient une milice armée dans la ville de Kinshasa. La question reste de savoir pour combien de temps tiendra encore ce pouvoir ? Si la messe est dite par cette invitation qui demeure comme un écho aux soutiens apportés au parterre d’invités présents lors de l’investiture du nouveau Président américain, en diplomatie tout acte posé a une grande signification, là en l’occurrence le signal émis par Washington est très exécrable pour Kinshasa.
Il est évident que cette invitation adressée à l’ancien Président Joseph Kabila va lui permettre de créer de nouveaux liens avec la présidence de Donald Trump, un atout très important dans le contexte d’un pays où on a besoin de la radicalité pour rebâtir une nouvelle classe des dirigeants qui offrent aux congolais des réformes drastiques pour mettre un terme à la guerre à l’est du pays, traquer tous les groupes rebelles afin de les éradiquer, répondre aux demandes sociales des congolais, lancer de grandes infrastructures telles des autoroutes, créer de zones franches rurales afin que la RDC ne soit plus un enfer sur terre.
In fine, derrière ses apparences cette gifle diplomatique assénée à Félix Tshisekedi dans le contexte actuel d’un pays en péril est un coup dur. Cette invitation vaut son pesant d’or quand un régime verse déjà dans la démocrature et le siphonnage des deniers publics.
