Au cours d’une rencontre avec une brochette de journalistes du quotidien de Mont-Fleury, La Prospérité, mercredi 29 mai, l’ancien député Lumuna Ndubu s’est dit favorable à la révision de la Constitution plutôt qu’à la « tabula rasa » avant de rappeler que la révision est une modification politique de la Constitution d’un pays selon les règles préétablies.
Certes, la Constitution est une loi et peut être modifiée selon la nécessité et non pour faire plaisir aux appétits gloutons de certaines personnes. Il a accusé les tenants du pouvoir d’en profiter pour se faire une santé politique.
La Constitution de la République Démocratique du Congo, depuis le 18 février 2006, était devenue rigide, celle pour laquelle la révision est complexe. Cet ancien parlementaire préfère garder la Constitution actuelle en apportant quelques modifications si le besoin se fait sentir plutôt que de changer.
Par ailleurs, l’honorable Lumuna Ndubu fait savoir qu’il existe à travers le monde la Charte octroyée, la Constitution souple et la Constitution rigide. La République Démocratique du Congo, a-t-explicité, se trouve dans cette dernière catégorie afin d’éviter que chaque nouveau président puisse la modifier. Tout changement ou tentative de changement de la Constitution n’a plus d’objet, a-t-insisté avant d’ajouter qu’il est important de revoir certains articles par rapport au besoin qui s’impose dans la société.
Possibilité de réviser
La Constitution peut être modifiée si l’intérêt supérieur du peuple congolais en dépend ou l’exige et ce, sur base du principe juridique qui dit : «principe de non immuabilité des lois» selon lequel toute loi est susceptible de révision ou de modification si les circonstances l’exigent.
La Constitution actuelle du 18 février 2006 prévoit à son article 218 sa révision. Tandis que l’article 10 en rapport avec la nationalité congolaise est une et exclusive. Cependant, pour le besoin de la cause, un tel article peut être révisé pour ouvrir le champ aux opportunités qui pourront se présenter pour le développement de la RDC.
Cet article peut être modifié en consacrant l’irrévocabilité de la nationalité congolaise d’origine tout en laissant à tout citoyen congolais qui désire acquérir une autre nationalité sans perdre celle d’origine.
Michel Okaso
