72 heures après la publication de la feuille de route des confessions religieuses, c’est l’ébullition dans les états-majors politiques. Cette plateforme des religieux qui affiche son inclusivité dans cette démarche vers la tenue du dialogue, entend rassembler toutes les strates politico-sociales autour d’une table. L’exemple des confessions religieuses dont le cercle des discussions s’est élargi au-delà de la CENCO et de l’ECC, se doit d’inspirer les autres composantes.
Déjà hier, mardi 26 août, le leader du regroupement politique Lamuka, Martin Fayulu, s’est exprimé via son compte X. « Le commandant du peuple » apporte, à cet effet, son soutien à cette initiative des confessions religieuses en faveur d’un dialogue national inclusif en République démocratique du Congo.
Il écrit, à ce propos : « Nous saluons la publication de la feuille de route pour un dialogue national inclusif par nos confessions religieuses, qui ont fait preuve de patriotisme et de responsabilité. L’article 63 nous appelle à défendre la patrie en danger. Chacun de nous doit agir ».
Cette déclaration intervient au lendemain de la signature d’une feuille de route par les chefs des principales confessions religieuses du pays. Le document s’articule autour de quatre étapes et constitue l’ossature du processus national et inclusif de paix.
La première étape, baptisée « Mois de la Paix », prévoit un culte œcuménique national organisé simultanément à travers tout le territoire, y compris dans les zones sous contrôle de l’AFC/M23. Cette démarche spirituelle vise à instaurer un climat de confiance et à apaiser les tensions politiques, préalable et indispensable à toute discussion constructive. Des actions de plaidoyer seront menées parallèlement pour encourager un cessez-le-feu et harmoniser les conditions d’ouverture du dialogue.
La deuxième phase, dite « Dialogue des experts », mettra en avant les compétences nationales et de la diaspora. Universitaires, chercheurs et techniciens seront mobilisés autour de huit thématiques majeures : défense nationale, gestion des ressources naturelles, identité, et coopération régionale, entre autres. L’objectif est de poser une base technique et rationnelle pour un futur Pacte social de paix.
Le troisième temps fort du processus concernera le «dialogue politique», qui doit rassembler toutes les composantes nationales. Pouvoir, opposition armée et non armée, société civile, autorités traditionnelles et diaspora y prendront part. L’enjeu sera d’atteindre un compromis patriotique conforme à la Constitution, sans contenu imposé à l’avance. Des quotas équilibrés devront assurer une représentativité juste de toutes les sensibilités.
Enfin, la quatrième étape prévoit l’organisation d’une Conférence internationale sur la paix dans la région des Grands Lacs, placée sous l’autorité du chef de l’État. Pour ce faire, un secrétariat technique préparera les dossiers nécessaires à ce plaidoyer auprès des partenaires internationaux. Ce cadre comprendra également une conférence consacrée au financement de la reconstruction post-conflit de la RDC.
La Pros.
