La rentrée scolaire 2024-2025, c’est dans moins d’un mois. Entre le banc syndical des enseignants et le gouvernement, le ton monte. C’est pareil en début de toutes les années scolaires, les enseignants réunis au sein de différents groupes de pression montent les enchères. Pour 2024-2025, le décor est planté avec l’exigence d’au moins 500 $ comme salaire de l’enseignant le moins gradé.
Les enseignants menacent déjà de boycotter cette rentrée des classes pour cette année scolaire 2025 si le gouvernement n’accède pas à leur revendication. 500$ ou rien. Cependant, comme alternative, les professionnels de la craie exigent un autre montant qui doit être l’équivalent de 500 $. Les enseignants n’entendent pas négocier ce montant avec le gouvernement qui s’est illustré dans de nombreuses promesses, pour la plupart, non tenue.
Toutefois, le gouvernement souhaite maintenir le dialogue avec le banc syndical de ces professionnels de la craie afin de permettre une rentrée scolaire 2024-2025 apaisée. Le gouvernement entend négocier les deux pieds sur terre afin d’éviter de verser dans la démagogie. Nul n’est besoin de rappeler que les enseignants gardent encore frais les stigmates des promesses non tenues des gouvernements précédents. Pour cette première année avec Suminwa, vont-ils camper dans le même durcissement.
Pour le gouvernement, il est temps que les enseignants puissent être regardés autrement en RDC, qu’ils puissent bénéficier de meilleures conditions socio-professionnelles. Et de reconnaitre que s’il y avait des moyens, s’il y a des gens qu’il fallait choyer, ce sont les enseignants, ces braves citoyens dévoués, qui exercent dans les conditions extrêmement difficiles ce beau métier.
Pour cette rentrée 2024-2025, le gouvernement exige, à son tour, le paiement en monnaie nationale sur toute l’étendue de la République, des frais scolaires de la maternelle, primaire et secondaire dans des établissements privés. Des sanctions sont prévues pour les récalcitrants. Aussi, précise la ministre de l’Éducation nationale que les parents sont libres de se procurer les fournitures scolaires, les uniformes et la tenue de l’éducation physique au marché de leur choix.
Par ailleurs, les inscriptions sont gratuites et doivent être faites aux dates fixées par le calendrier scolaire 2024-2025, aucun test d’admission ne doit être organisé pour les nouveaux élèves et aucun frais de confirmation ou réinscription ne doit être exigé aux anciens élèves.
Rien de nouveau sous le soleil. Ce sont des mesures qui ont déjà été prises. Mais, les gouvernements précédents ont fini par céder à la pression des parents d’un côté et, de l’autre côté, à celle des propriétaires des écoles. C’est l’un des premiers dossiers qui marquent la solidité de ce nouveau gouvernement devant faire la différence avec ses prédécesseurs.
La Pros.