La Centrale électorale annonce la publication de premières tendances aujourd’hui vendredi. Les résultats seront publiés bureau de vote par bureau de vote en commençant par le Président de la République. Une façon pour la CENI de rencontrer l’opposition dans ses préoccupations.
Mais chaque candidat se donne déjà une avance confortable par rapport aux autres challengers. C’est ce comportement de nature à troubler l’ordre public dès lors que la CENI reste, jusqu’à preuve du contraire, l’organe habilité à publier les résultats provisoires des élections. La Cour constitutionnelle est chargée, quant à elle, à publier les résultats définitifs.
Ceux qui avaient commencé à contester ce processus dès le départ, sont demeurés dans leur logique de constatation. C’est dans cet esprit qu’ils ont envoyé leurs émissaires dans les différents bureaux de vote. Objectif : troubler l’ordre et empêcher le vote. Sinon comment comprendre qu’on va jusqu’à vandaliser les matériels électoraux ?
Aucun regroupement politique, ne fut-ce que, pour la forme ne condamne ces actes. Nul n’est besoin de rappeler aujourd’hui que Donald Trump qui part favori pour les prochaines élections, est rattrapé par ses appels à la violence au Capitole. Les défenseurs des droits de l’homme observent ces actes de façon désintéressée. Les auteurs doivent se tenir prêts à répondre de leur forfait.
Il n’y a aucun système électoral achevé à travers monde. La perfection reste un idéal. Quoi de plus normal que le cycle électoral, le deuxième en République démocratique du Congo après l’alternance pacifique et civilisée du pouvoir, puisse engranger des irrégularités inhérentes à toute œuvre humaine. Il a été notamment relevé l’existence des bureaux de vote non opérationnels, le déploiement tardif des matériels, la destruction des matériels dans certains centres…
Entretemps, d’autres missions d’observation saluent la détermination de la CENI pour avoir organisé les élections conformément à son calendrier, et surtout sa méthode de réaction face aux difficultés du terrain. Mais déjà, 5 candidats à la présidentielle parmi lesquels Martin Fayulu et Denis Mukwege, exigent la réorganisation des élections. Ils décident de saisir la Cour constitutionnelle pour irrégularités dans le processus électoral.
Ils exigent une nouvelle Commission Électorale Nationale Indépendante recomposée à une date qui sera fixée dans des conditions garantissant l’égalité de toutes les parties prenantes. Des observateurs avisés considèrent que la démarche de ces candidats de l’opposition s’inscrit dans la logique du brisement de confiance qui a caractérisé ce processus électoral depuis le début.
Depuis l’adoption de la nouvelle constitution en 2005,la République Démocratique du Congo vient d’organiser son quatrième cycle électoral. Si des doutes ont plané depuis plusieurs mois quant à la tenue des scrutins, la CENI a tenu à respecter son calendrier malgré les défis logistiques et financiers.
La Pros.