Tout est supposé s’arrêter le 15 juin prochain qui rime avec la fin de la session parlementaire de mars. L’Assemblée nationale n’a toujours pas de bureau définitif devant investir le gouvernement. Une plénière est convoquée, à cet effet, aujourd’hui mercredi 17 avril pour tabler notamment, sur la question relative au calendrier pour l’organisation de l’élection du bureau définitif. Au cours de ladite plénière, le bureau provisoire prévoit également de se pencher sur la question de la mise en place de la commission paritaire Majorité-Opposition, chargée de statuer sur la répartition des responsabilités au sein du bureau définitif de la chambre basse du parlement.
L’organisation de l’élection des membres du bureau définitif de la chambre basse du parlement est la dernière mission de ce bureau provisoire après la validation des mandats des députés et l’adoption du Règlement d’ordre intérieur. Cependant, le suspense demeure sur les candidats au perchoir de cette 3ème institution du pays depuis le retrait de Augustin Kabuya censé former avec Vital Kamerhe le ticket de l’Union sacrée.
L’UDPS s’est finalement choisi hier son candidat à la 1ère vice-présidence de l’Assemblée nationale au terme de la décision de la Commission électorale dudit parti. L’Union sacrée se trouve, quant à elle, comme bloquée. Elle ne sait pas trancher sur les trois challengers à savoir : Vital Kamerhe, Christophe Mboso et Modeste Bahati.
Entretemps, la Première ministre Judith Tuluka poursuit ses consultations avec les forces politiques. Seules 37 formations politiques auraient été retenues sur plus les 400 formations politiques enregistrées au ministère de l’Intérieur. Difficile de comprendre l’astuce de la Cheffe du gouvernement pour parvenir à élaguer les autres partis politiques. Ne fallait-il pas de contacts secrets afin d’éviter des frustrations ?
D’aucuns avaient appelé à la mise en place rapide du gouvernement au regard des consultations menées par l’informateur qui a eu à déblayer le terrain. Loin s’en faut, Mme Tuluka qui mise sur les critères de géopolitique, de compétence, de loyauté, de genre et jeunesse, fait également de la réduction du train de vie des institutions son cheval de bataille. Conséquence : un gouvernement dans un format réduit.
En attendant, la session en cours doit s’achever le 15 juin prochain. Il faut parer au plus pressé. Il urge avant ce délai de doter la Chambre basse du parlement d’un bureau définitif, d’investir le gouvernent, organiser l’élection des sénateurs avec son bureau définitif. C’est donc la course contre la montre. Dépasser ce délai, on devra convoquer une session extraordinaire avec l’impact financier qu’elle entraîne.
La Pros.