L’Union sacrée, en tant que plateforme de la majorité parlementaire, aura marqué l’histoire par la volonté de ses sociétaires de s’affirmer sans tenir compte de la hiérarchie. Une bouillabaisse. Chaque leader reste guidé par ses ambitions politiques. La rentrée parlementaire d’aujourd’hui avant les élections des sénateurs, des gouverneurs et leurs adjoints, va démontrer plus gravement les frasques de ce regroupement politique.
Au regard de nombreux tickets qui se présentent, il y a lieu de s’interroger sur l’avenir de l’Union de sacrée. On se rend finalement compte que le présidium mis en place ne fait peur à personne. Tout le monde veut voir Tshisekedi descendre de son piédestal présidentiel pour arbitrer les conflits d’ambitions de différents regroupements politiques de l’Union sacrée.
Il convient de rappeler que la hiérarchie de l’Union sacrée avait présenté le ticket Daniel Bumba Lubaki, cadre de l’UDPS, candidat gouverneur de la ville de Kinshasa et Eddy Iyeli, du MLC candidat vice-gouverneur. Les deux avaient déjà déposé leurs candidatures depuis samedi 9 mars dernier.
En attendant, les quatre fédérations de l’UDPS de Kinshasa avait jeté leur dévolu sur Deo Kasongo et avaient demandé à leur hiérarchie d’entériner ce choix. Véritable camouflet pour un parti qui privilégie les options levées par la base.
Ne s’avouant pas vaincu, Deo Kasongo va rebondir avec la casquette d’un indépendant. Il va se choisir comme colistier Guy Richard Malongo de surcroît, secrétaire général de l’AFDC qui rumine encore sa colère après s’être vu amputé de 9 de ses députés nationaux par la Cour constitutionnelle.
A l’Assemblée nationale, presque le même scenario pour le perchoir. Tous les trois veulent y être. Il s’agit de Vital Kamerhe, Modeste Bahati et Christophe Mboso. Une fois encore, l’arbitrage du Chef de l’Etat est attendu pour départager ce trio.
Chacun de trois challengers se prévaut du soutien des députés. Christophe Mboso Nkodia est le tout dernier Président de la Chambre basse dont les membres ont été renouvelés presque à 80%. Vital Kamerhe, Président de l’UNC dont le parti avec ses alliés se réclament être la deuxième force politique de l’hémicycle. Modeste Bahati Lukwebo, vient du perchoir du Sénat, est aussi candidat pour le Bureau définitif. Il mise sur ses députés et garde sa place de troisième force politique.
La bataille sera donc féroce entre les trois prétendants. Cependant, quel que soit le candidat qui sera retenu, l’Union sacrée ne sera plus la même pour ce 2ème quinquennat. Comment faudra-t-elle gérer les frustrations des uns et des autres? Entretemps, le Bureau d’âge expédie encore les affaires courantes.
La Pros