La condamnation à mort de l’expert militaire belgo-congolais, Jean-Jacques Wondo, accusé de tentative de coup d’Etat en mai 2024 à Kinshasa, a obligé la Belgique à rappeler son ambassadeur en poste à Kinshasa. Ce sujet belge a été condamné par la Cour d’appel militaire de Kinshasa qui a confirmé la peine de mort à l’encontre de Jean-Jacques Wondo. Il est condamné pour association de malfaiteurs.
Pour ce faire, dans un communiqué rendu public hier lundi 27 janvier, le Gouvernement belge a confirmé le rappel immédiat de son ambassadeur à Kinshasa pour consultations et la convocation de l’ambassadeur de la République Démocratique du Congo à Bruxelles.
Pour le Gouvernement belge: «Cette condamnation à mort de notre compatriote ne peut être prise à la légère. Elle soulève une grande incompréhension, compte tenu des faiblesses manifestes des preuves présentées durant le procès», a déclaré le Gouvernement belge.
A titre de rappel, la Belgique a dénoncé à plusieurs reprises la levée du moratoire sur la peine de mort en RDC, rappelant son opposition fondamentale à cette pratique, «considérée comme une atteinte au droit le plus fondamental : le droit à la vie ». Elle s’est également dite préoccupée par le respect des droits de la défense et le déroulement équitable du procès, qu’elle a observé en totalité.
Bruxelles exprime ses inquiétudes pour la santé de Jean-Jacques Wondo. Des informations relayées, à cet effet, par sa famille font état d’une dégradation critique de son état de santé, notamment des symptômes graves tels que fièvres, saignements et douleurs aiguës.
Dans ce contexte, Bruxelles a appelé les autorités congolaises à permettre une prise en charge médicale appropriée ou une évacuation sanitaire urgente. «Nous restons en contact étroit avec la famille de M. Wondo et continuerons à plaider pour ses droits», précise le communiqué.
Jean-Jacques Wondo a été condamné à la peine de mort en septembre 2024, aux côtés de plusieurs autres accusés, pour son implication dans une tentative de coup d’Etat. La Belgique a également mis en garde contre les conséquences de ce verdict sur ses relations bilatérales avec la RDC, qu’elle entend réévaluer à la lumière de cette affaire.
En attendant, Bruxelles a renouvelé son appel aux institutions européennes et internationales pour qu’elles exercent leur influence en faveur de la protection des droits fondamentaux.
La Pros.
