Junior M’buyi, congolais de la diaspora et expert en finances
La collecte et le traitement de l’information économique pour le développement de l’entreprise est le thème d’une conférence ‘‘Let’s Talk Best Business’’ tenue à Paris, en vue de sensibiliser la diaspora africaine dans le financement de l’entrepreneuriat en Afrique.
«Notre de but est d’aider les entrepreneurs et créateurs africains à avoir la bonne information économique et à apprendre des méthodes et outils techniques afin d’augmenter les chiffres d’affaires de leurs entreprises. Let’s Talk Best Business est un cadre idéal qui met à la disposition des entreprises et porteurs des projets l’information économique juste, utile et fiable», a précisé l’Ivoirien Gobbe Tiba Alain, initiateur de la conférence et DG de l’entreprise Best Intelligence basée en France.
Et d’ajouter : «Cette rencontre internationale vise à créer et faciliter les opportunités d’affaires entre les entreprises, de booster leur croissance économique et de répondre aux problématiques des entreprises sur certaines questions de collecte et de traitement de l’information».
Il y a lieu de noter que cette conférence s’est déroulée sous-forme de master class dont plusieurs érudits et experts africains en finance, entrepreneuriat, marketing et communication, relation client et management sont intervenus chacun avec un sous-thème spécifique en rapport avec son domaine de prédilection.
Junior Mbuyi évoque les défis du continent
La diaspora rd-congolaise a été représentée par Junior Mbuyi, PDG de JPG Consulting Partners qui, dans son exposé, a parlé sur le ‘‘Système bancaire, éducation, santé, infrastructure : Les défis du Continent’’.
«Mon intervention a été focalisée de manière spécifique sur le système bancaire. Car, je le considère comme un véritable levier pour le développement économique du continent africain et de la RDC, en particulier. Lorsqu’on regarde le flux financier de la diaspora, on constate que les pays africains dans l’ensemble envoient environ 88 milliards de dollars par An dont 2 milliard à la RDC. La RDC est classée à la 11ème position deq pays africains», a souligné Junior M’buyi.
Et de poursuivre : « Pour le cas de la RDC, cette manne financière échappe au gouvernement pour financer des projets, par exemple. Et cela parce que nous manquons non seulement des banques nationales congolaises mais il nous manque aussi de financement et d’investissement pour financer des projets de la diaspora sur les routes et autres infrastructures».
«Nous préconisons l’unité et la conjugaison des efforts communs au niveau de la diaspora qui constituent le socle du développement mais à une condition que le gouvernement nous accompagne dans la mutualisation et la canalisation des financements des projets dans nos Etats respectifs. Il faut cette décision stratégique pour espérer au développement des entreprises et à l’appui aux porteurs de projet. Mais, nos états doivent faire preuve de bonne gestion dans la gouvernance», a conclu Junior M’buyi, expert financier.
Indépendance financière pour un nouveau leadership
Pour sa part, la Franco-camerounaise Christelle Jackson, coach, conférencière et auteure, a orienté son speech sur ‘‘Salariat et Entrepreneuriat’’.
«J’ai essayé d’expliquer comment allier les deux concepts afin de bâtir une indépendance financière solide qui est un processus avec plusieurs étapes à suivre jusqu’à arriver à l’entrepreneuriat en plein temps. Ce n’est pas parce qu’on est salarié qu’on peut s’empêcher de s’engager dans l’entrepreneuriat», a-t-elle indiqué.
Et de renchérir : «Cette conférence a été importante pour ceux qui prennent le chemin de l’entrepreneuriat de s’ouvrir en esprit et de regarder les tendances du marché aujourd’hui. Elle donne aussi des matières à réfléchir ainsi que des idées d’investissement. Elle offre l’occasion de s’informer et se mettre à jour».
«S’agissant de l’apport de la diaspora africaine, j’ai toujours soutenu que pour changer des choses dans un pays, il faut un leadership nouveau. Cette thèse a été soutenue dans mon nouvel ouvrage intitulé ‘‘Mindset gagnant : 101 pensées de sagesse à cultiver pour réussir dans la vie’’ dont l’objectif est de lever une génération des jeunes leaders qui vont avoir un bon état d’esprit entrepreneurial pour impacter sa génération dans toutes les sphères de la société», a conclu l’auteure.
Plusieurs autres thématiques ont été abordées par différents intervenants notamment : Rapprocher les partenaires et porteurs de projets de la diaspora avec les acteurs économiques du continent’’ ; ‘‘Maitriser l’art de la communication : Techniques avancées pour captiver, persuader et inspirer votre auditoire’’ ; ‘‘Les enjeux de l’Intelligence Artificielle pour investir sur cette technologie’’ et ‘‘L’apport du numérique dans le développement de l’économie africaine’’…
Diaspora : Appel à la mutualisation des intelligences
Cette conférence a été sanctionnée par un message de l’Ambassadeur de la Côte d’Ivoire, Maurice Bandaman Kouakou. « Je salue cette initiative qui vise à réfléchir pour la création des recherches partagées. La vision et l’homme, c’est la première de chose pour réussir la vie. La vérité est que nous sommes pauvres mais il est temps de prendre conscience avec le capital humain, en mutualisant nos moyens ainsi que nos intelligences pour un meilleur avenir de l’Afrique. Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin», a exhorté le diplomate Ivoirien.
Organisée par l’entreprise Best Intelligence, en collaboration avec le Club des diasporas Africaines de France et amis de l’Afrique ainsi que d’autres partenaires, la deuxième édition de cette conférence à Paris a consisté à aider les entreprises africaines dans leur quête perpétuelle de développement économique. Les participants sont venus des quatre coins du globe notamment, de l’Afrique, de l’Europe, de l’Asie et des Etats-Unis d’Amérique. La prochaine édition Let’s Talk Best Business est prévue au mois de novembre à Bruxelles, en Belgique.
Jordache Diala, Envoyé spécial à Paris/France
