Aussi longue que puisse être la durée de la nuit, le soleil finira par poindre à l’horizon, dit-on.
L’histoire des relations devenues tantôt tumultueuses, tantôt très tendues, remonte au vieux beau temps où le Rwanda, sous la main noire de Kagame, décida de faire de la guerre, un fonds de commerce ou, à tout le moins, un objet de chantage.
Et, pour y arriver, tout en utilisant plusieurs arguments boutefeux, ce pays voisin qui, pourtant, avait tout intérêt à cohabiter avec la RD. Congo, a plutôt juré de se servir de tous les prétextes pour provoquer la terreur et semer le désordre dans la partie Est.
Pis encore, certains congolais, même parmi des cerveaux importants, acceptent, tout de même, de devenir des exécutants de cette vision expansionniste et hégémonique de ce voisin devenu insatiable, en dépit de tous les appels au respect des lois et conventions internationales.
Et, dans la foulée, Nangaa Corneille, Mamba Jean-Jacques, s’aligne derrière les positions inconfortables des légats de Kagame opérant sous plusieurs labels, y compris celui du M23, fut-il ancien ou le tout récent dit rénové.
Dans cette stratégie brumeuse, il serait prêt et l’action est, d’ailleurs, en cours, à opérer un recrutement au sein de la classe politique en vue d’arrondir les angles et gonfler, par un effet de rebrousse-poil, les chiffres de ces brebis scrofuleuses engagées, curieusement, au service du mal contre leur propre pays.
Donc, l’heure a sonné, pour arrêter cette nouvelle infamie. Il est temps d’agir. D’ailleurs, Félix Tshisekedi l’a si bien dernièrement à Addis-Abeba, lors de son briefing du jeudi 22 février à Kinshasa, et même, hier à Luanda à Joao Lourenço, en posant des préalables à toute éventuelle rencontre avec Paul Kagame.
Car, normalement, tout en cherchant la solution durable à cette crise factice aux conséquences protéiformes, le binôme : ‘’fermeté et flexibilité’’ s’impose.
A cela, il y a lieu d’y ajouter que l’enjeu, celui du Rwanda dans toutes ces discussions, n’est pas de constituer des forces centrifuges qui chercheraient, par exemple, à s’emparer de Kinshasa mais, par contre, d’entretenir le flou sarcastique dans des territoires et zones occupés pour continuer impunément l’œuvre méphistophélique du pillage systématique des minerais et l’exploitation illégal et illicite des ressources naturelles de la RD. Congo.
Comment alors négocier et dégager un compromis sans compromission ?
Telle est la question à laquelle Félix Tshisekedi, le même qui était à Luanda et qui, naturellement, aura encore d’autres rencontres similaires, se doit de réfléchir à tout moment.
Marcel Ngoyi