Le Président de la République angolaise, João Lourenço, a souligné, ce mardi 25 novembre, que les délibérations de la 7ᵉ Conférence Union Africaine–Union Européenne traduisent une vision collective solide des liens unissant les deux continents. S’exprimant lors de la séance de clôture de l’événement, qui a réuni depuis lundi à Luanda des chefs d’Etat et de gouvernement d’Afrique et d’Europe, il a déclaré que ces liens «sont destinés et tenus à avancer ensemble », en construisant des convergences et des solutions communes aux défis relevant de préoccupations partagées, comme l’ont démontré les discussions sur la paix et la sécurité, la prospérité, la migration et la mobilité.
Le parlement européen et le parlement panafricain ont rendu public une déclaration conjointe, saluant l’engagement de deux parlements de soutenir les processus de paix au sein notamment du continent africain.
Il a été question de réaffirmer le principe selon lequel l’Afrique doit rester maîtresse de son territoire et de ses processus de paix, conçus et conduits par les Africains eux-mêmes, avec l’appui d’un financement équitable et prévisible. À cet égard, le Fonds européen pour la paix doit être pleinement mobilisé et garantir une transparence ainsi qu’une reddition de comptes renforcées. En outre, les signataires de cette déclaration se sont mis d’accord sur la paix entre le Rwanda et la RDC : un engagement qui met un terme au conflit en RDC et ouvre la voie pour que la population de ce pays puisse vivre dans la paix et la sérénité.
Pour sa part, le président en exercice de l’Union africaine, João Lourenço a, lors de son discours d’ouverture du sommet, tiré la sonnette d’alarme sur la guerre qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo. A ce jour, d’importantes zones des provinces du Nord et Sud-Kivu demeurent sous le contrôle de l’AFC/M23. L’Angola a au départ hébergé le processus inachevé entre Kigali et Kinshasa.
Du côté parlement européen, Younous OMARJEE, son représentant a salué le partenariat intensifié entre les deux parlements sur les questions de deux continents. Il indique qu’il n’y a absolument aucune paix sans un rétablissement de paix et croit à la nouvelle alliance entre l’Union européenne et l’Union africaine pour résoudre ces défis.
Et d’ajouter : « Il n’y a pas d’horizon pour le développement sans une paix et une sécurité durable. Le parlement européen comme parlement panafricain, avec la force de leurs élus et de peuples, nous travaillons évidemment pour la paix sur le continent européen qui retrouve aujourd’hui la guerre et sur le continent africain traversé par de nombreux conflits. Nous avons là encore des intérêts qui sont encore communs et en réalité dans cette crise de multilatéralisme, comme l’a indiqué le président Macron, les pays africains comme les pays européens sont ceux qui sans doute sont les plus attachés à l’ordre international et à un certain principe permettant de gouverner le monde », indique-t-il.
Le Chef de l’État angolais de poursuivre que la défense d’un multilatéralisme efficace demeure le meilleur espoir pour bâtir un monde plus juste, équilibré, pacifique et prospère.
Il a également relevé que le partenariat entre l’Union Africaine et l’Union Européenne ne repose pas uniquement sur des idées ou des déclarations empreintes de bonnes intentions, mais surtout sur des actions concrètes, guidées par le dynamisme, le sens pratique et des résultats tangibles susceptibles de transformer la vie des peuples des deux continents.
Il a affirmé que l’évolution positive des relations depuis le sommet de Bruxelles de 2022 se reflète dans les avancées déjà enregistrées en matière de paix et de sécurité, de santé, de coopération climatique et énergétique, de commerce, d’investissement, de mobilité et de migration.
La Pros.
