Le Corps des Jeunes contre le Paludisme (CJP), en collaboration avec le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) et l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (ALMA), a conclu, le mercredi 16 avril 2025, un atelier axé sur le projet ‘’Fonds pour l’égalité de genre dans la lutte contre le paludisme’’. Cet événement, qui s’est déroulé sur deux jours, du 15 au 16 avril 2025, à Kinshasa, a rassemblé acteurs clés, experts, et leaders communautaires pour repenser la manière dont les barrières de genre peuvent être démantelées afin d’assurer un accès équitable aux services essentiels de prévention et de traitement du paludisme.
L’objectif principal de cet atelier était de renforcer la voix et le pouvoir d’action des femmes et des jeunes pour qu’ils deviennent des piliers dans le plaidoyer et l’élaboration de politiques efficaces contre le paludisme. A travers des échanges dynamiques et des discussions approfondies, les participants ont exploré des solutions adaptées pour répondre aux défis persistants liés au genre, tout en soutenant une vision inclusive de la santé publique.
Dans son discours de clôture, Alexis Alyson Kabambi, coordonnateur national du CJP, a salué l’engagement des participants venus de diverses régions du pays.
‘’Votre présence ici n’est pas seulement symbolique. Elle représente une étape clé dans le processus de capitalisation de nos idées et efforts. Chaque organisation, chaque individu ici présent, a un rôle déterminant à jouer dans la sensibilisation et la mobilisation communautaire, parce que cette lutte est une lutte multisectorielle. Nous sommes acteurs de la Société civile, et nous sommes appelés à collaborer avec d’autres organisations. Voilà la raison qui a fait que vous soyez ici’’. Il a également souligné l’importance de la restitution de cet atelier auprès des structures locales des participants afin de maximiser l’impact du projet au niveau communautaire.
Au cours de la dernière journée, les interventions de deux panélistes ont marqué les esprits. Le Dr Meshac Mutombo, expert du PNLP, a mis en lumière les risques accrus de paludisme chez les femmes enceintes et les stratégies de prévention nécessaires pour protéger cette population vulnérable. Son analyse a suscité des discussions approfondies sur l’intégration de solutions adaptées au genre dans la lutte contre la maladie.
Par ailleurs, Mme Chantal Mbo, chef de service de Prise en charge du Paludisme au niveau communautaire du PNLP, a présenté une évaluation détaillée des aspects communautaires, des droits humains, et du genre en lien avec le paludisme. Son approche multidimensionnelle a inspiré les participants à réfléchir sur des solutions qui priorisent la justice sociale et l’inclusion.
L’atelier s’est clôturé avec une session participative où les groupes ont formulé des recommandations concrètes pour promouvoir l’égalité de genre dans les actions antipaludiques. Cet exercice a non seulement renforcé l’esprit de collaboration mais aussi démontré la nécessité de répondre aux besoins spécifiques des communautés touchées.
Alexis Alyson Kabambi a appelé tous les participants à agir rapidement, en relayant les observations et suggestions recueillies au cours de l’atelier. Il a insisté sur l’importance d’intégrer ces retours dans les plans de mise en œuvre pour maximiser leur impact.
L’initiative ‘’Fonds pour l’égalité de genre dans la lutte contre le paludisme’’ met en lumière une vérité indéniable : ‘’l’éradication du paludisme est une lutte qui transcende les secteurs, les genres, et les frontières’’. En mobilisant des acteurs diversifiés et en amplifiant les voix marginalisées, ce projet se positionne comme un modèle de collaboration multisectorielle.
Alors que les efforts s’intensifient pour traduire les recommandations de l’atelier en actions concrètes, les membres du CJP, ainsi que leurs partenaires, témoignent d’un engagement ferme envers une RDC libre du paludisme. Ce combat, porté par des jeunes leaders, des femmes engagées, et des experts dévoués, représente un exemple éloquent de la puissance de l’unité et de l’inclusion dans la transformation sociétale.
C’est dans cette optique que le CJP continue de croire fermement en la force collective pour un avenir sans paludisme. Leur message est que chaque voix compte, chaque action est précieuse. Ensemble, ils aspirent à bâtir une société où la santé et l’égalité sont au cœur de leur vision.
Nathan Mundele
