Tous les leaders des formations politiques se ruent vers Fleuve Congo Hôtel où la Première ministre consulte pour la mise en place du gouvernement. Des dossiers brûlants attendent l’investiture de ce nouveau gouvernement. Les ministres désignés pour expédier les affaires courantes sont préoccupés par les enjeux de l’heure. Ils jouent à leur survie politique.
Entretemps, le pays ne semble pas être géré. Une montée de tension s’observe dans tous les secteurs. L’Association des Professeurs de l’Université de Kisangani (APUKIS) a donné le ton. Il faudra craindre que la grogne touche de la même manière les autres institutions universitaires.
En attendant, les professeurs de Kisangani se sont indignés, dans un communiqué d’hier mercredi 17 avril, des retards répétés de leur paie. Ces derniers menacent d’user de tous les moyens légaux pour revendiquer leurs droits. Ils invitent, de ce fait, le gouvernement de la République à prendre ses responsabilités pour d’honorer ses engagements de leur verser le salaire du mois de mars dans le plus bref délai. En outre, ils attendent la paie du mois d’avril au plus tard le 27 avril.
Les professeurs de Kisangani constatent avec une immense amertume que, jusqu’au quinzième jour du mois d’avril, le salaire du mois de mars n’est pas encore payé. Un traitement, insinuent-ils, qui est perçu comme un manque de considération.
Par ailleurs, l’APUKIS fait remarquer au gouvernement de la République que ces retards affectent non seulement la dignité du personnel académique, désormais incapable de subvenir aux besoins élémentaires de base, mais entament également la qualité du rendement du personnel académique désormais noyé dans les préoccupations de survie que dans l’enseignement et dans une recherche de qualité.
Pour leur part, les fonctionnaires de l’Etat, impayés depuis plus de 40 jours, menacent, à leur tour, de descendre dans la rue afin d’attirer ainsi l’attention des autorités du pays sur leur situation. Ils attendent jusqu’à ce jour leur paie du mois de mars. En principe, c’est le 20 du mois qu’ils se présentent devant les guichets des banques pour percevoir leurs dus.
L’absence du gouvernement et du Parlement ne permet pas d’interpeller les ministres responsables pour répondre de cette attente élastique du salaire. En attendant, il s’observe que le nombre de personnes qui ont des bureaux et qui travaillent effectivement, est de loin inférieur aux fictifs. La plupart de ces derniers se recruteraient dans l’entourage des secrétaires généraux, des directeurs, des syndicalistes…
La Pros.