Le Gouvernement de la République a rendu hommage hier, mercredi 15 mai 2024, aux compatriotes (35) ayant trouvé la mort au camp des déplacés de Mugunga, au Nord-Kivu, suite aux bombardements largués par l’armée rwandaise, le 3 mai dernier. C’était au cours d’une cérémonie d’adieux tenue au stade de l’Unité de Goma en présence des familles des victimes. Ce rassemblement funéraire, qui a précédé l’inhumation à la nécropole de Kibati, était un moment de douleur immense, de recueillement et de profonde compassion pour toute la population locale.
Outre la prise en charge intégrale des obsèques, le Gouvernement de la République avait dépêché, pour la circonstance, trois de ses membres, à savoir : Albert-Fabrice Puela, Ministre des Droits humains ; Modeste Mutinga, Ministre des Affaires sociales et Actions humanitaires et Patrick Muyaya Katembwe, Ministre de la Communication et médias.
Dans son oraison funèbre, le Ministre Albert-Fabrice Puela, qui a parlé au nom du Président de la République, a condamné d’un ton ferme, l’activisme de l’armée rwandaise, qui continue à opérer sous couvert du M23, pour semer terreur et désolation dans l’Est de la RD. Congo. D’après lui, ‘’le 3 mai restera une journée commémorative et de recueillement’’ pour l’ensemble du peuple congolais, en souvenir des victimes de Mugunga.
«C’est avec un sentiment de tristesse et de révolte que prenons la parole devant cette auguste population traumatisée et en deuil qui, une fois de plus, pleure ses enfants tués, non pas par des maladies naturelles, mais par des bombardements venus du camp des ennemis de la République soutenus par le Rwanda. Le 3 mai restera une journée commémorative et de recueillement en République démocratique du Congo, dans le Nord-Kivu et à Goma, en particulier. Nous parlons de cette population déjà fragile et vulnérable vivant un enfer sur terre parce qu’ayant fui les villes et villages dans lesquelles elle vivait paisiblement depuis des siècles, et ce, parce que le Rwanda et ses complices trouvent dans le sous-sol de leurs résidences habituelles des sources à voler, même s’il faut tuer des êtres humains. D’où, cette guerre impitoyable nous imposée par ce voisin qu’est le Rwanda depuis maintenant plus de trois décennies. Oui, trop c’est trop », a-t-il condamné de vive voix. Modeste Mutinga, qui a également pris la parole, a, quant à lui, rappelé l’engagement du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, en sa qualité de Commandant suprême, à s’investir à fond pour restaurer la paix et garantir des meilleures conditions de vie en faveur des populations.
«En communion de profonde douleur et de grande tristesse, en communion avec le Président de la République, Chef de l’Etat, le Gouvernement de la République et toute la Communauté nationale durement affectée, nous allons dans quelques instants conduire en leurs dernières demeures nos compatriotes victimes du bombardement de Paul Kagame et de ses supplétifs du M23. Ces bombes, expressément orientées sur les populations civiles regroupées dans le camp des déplacés de Mugunga ont ôté la vie à 35 personnes et blessé grièvement 37 autres aujourd’hui hospitalisées dans les différentes formations médicales de la ville de Goma. Que Dieu Tout-Puissant daigne recevoir dans sa Sainte demeure ceux qui nous ont quittés et redonnent la joie de vivre aux familles éplorées… La mort de ces 35 compatriotes a bousculé la Nation congolaise tout entière, augmentant ainsi la vulnérabilité des personnes déplacées qui ont vu leurs abris incendiés et complètement détruits. C’est pourquoi, aussitôt qu’il a appris de l’étranger où il a séjourné, le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a écourté sa visite officielle et regagné le pays pour compatir au malheur qui frappe le Nord-Kivu. La barbarie du 3 mai dernier nous laisse un souvenir insoutenable… Ce tableau bouleversant et traumatisant prouve à suffisance le niveau de cruauté et de culpabilité du Rwanda et de son Chef Paul Kagame. C’est révoltant ! Trop c’est trop ! Ça doit cesser et ça va cesser ! », a-t-il insisté.
«La barbarie et les actes criminels perpétrés par Paul Kagame ne resteront pas impunis »
«Le Président de la République, Commandant suprême des Forces armées et de sécurité de notre pays ne ménage aucun effort pour que la paix revienne dans cette partie du pays en proie à une insécurité récurrente. C’est dans cette optique qu’il se bat corps et âme, jour et nuit, pour que vous puissiez regagner vos villages respectifs en toute sécurité. Aujourd’hui, nous pleurons nos morts. Autant que les larmes coulent de nos yeux, autant que nous subissons un déchirement intérieur. Le Président de la République, Chef de l’Etat, et nous tous ici présents, ressentons dans notre être profond votre souffrance. Que ce deuil réveille en nous une dynamique de solidarité nationale. Soyez plus que rassurés que vous n’êtes pas seuls dans cette dure épreuve. La barbarie et les actes criminels perpétrés par Paul Kagame ne resteront pas impunis. Le Rwanda, principal auteur des bombardements de Mugunga, finira par répondre de ses actes répréhensifs devant la Cour internationale de Justice pour avoir violé délibérément les dispositions du Droit international humanitaire en s’attaquant aux populations civiles innocentes sans défense. Restons unis derrière le Président de la République, Commandant des Forces armées, pour bouter dehors Kagame et ses supplétifs du M23. Que Dieu nous protège », a conclu Modeste Mutinga, le Ministre des Affaires sociales et Actions humanitaires.
La Pros.
