Le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde a déposé le mardi 20 février sa démission auprès du Président Félix Tshisekedi. C’est depuis minuit que le délai de 8 jours accordé aux mandataires publics a expiré. Le cumul des fonctions entre un mandat public et un mandat électif a obligé plusieurs mandataires à opter pour l’Assemblée nationale. Jean-Michel Sama Lukonde a également choisi la chambre basse du Parlement.
Il s’agit de ministres ; agents de carrières de services publics ; magistrats ; mandataires publics actifs dont les directeurs généraux et les directeurs généraux adjoints ; des membres des cabinets des institutions et tous ceux qui ont des mandats électifs, mais qui devraient choisir entre leur poste ou l’Assemblée nationale.
Cette démission du Premier ministre entraîne, facto, la chute de tout le gouvernement dont 39 membres étaient élus à la députation nationale ou provinciale. Une phase cruciale après les élections législatives de 2024 qui va changer la configuration politique de la République démocratique du Congo avec une nouvelle majorité au Parlement. Il était à la tête du gouvernement depuis février 2021 en remplacement de Sylvestre Ilunga Ilunkamba..
Plusieurs membres du gouvernement avaient déjà démissionné. Cependant, seuls quelques une cumuleront provisoirement plusieurs portefeuilles en attendant la formation d’un nouvel Exécutif national.
En attendant, l’informateur Augustin Kabuya a un mois, renouvelable une fois, pour identifier la nouvelle majorité parlementaire. Cela permettra au Président Félix Tshisekedi de nommer le prochain Premier ministre et gouvernement.
Pour les sources proches de l’Informateur, avant l’échéance lui accordée, Kabuya risque déjà de tout terminer. Il n’aurait donc pas besoin d’une nouvelle rallonge.
Emma Muntu
